Une chronique de Bruce de Galzain Certains hypermarchés sont tentés de proposer une bouteille de champagne à moins de 10 euros. Les fêtes approchent - les décorations de Noël ont d'ailleurs envahi les grands magasins hier - et ce coup de communication pourrait se révéler payant pour les hypermarchés ! Pour les vignerons peut-être moins car où se place en effet la vraie valeur du champagne ? En cette période de crise, les viticulteurs ont vu leurs ventes s'effondrer de prés de 20% ; certains seraient donc tentés de déstocker en cette fin d'année. Mais les grands noms du champagne, les organisations professionnelles s'inquiètent : la crise n'est qu'éphémère disent-ils, casser les prix dévaloriserait le produit, cela risque à terme d'atteindre la valeur symbolique du champagne ! Une idée partagée par les 250 participants le week-end dernier au 1er Davos du vin en Italie, un sommet mondial du vin inspiré par le sommet mondial de l'économie qui se tient à Davos en Suisse chaque année. Pour le fondateur de l'événement un Français, un vin uniquement porté par son économie sera fatalement un vin sans âme, le futur du vin c'est son passé dit-il. Alors faut-il brader son vin, son champagne pour passer la crise quitte à perdre son identité ? Certains y sont obligés mais beaucoup affirment que ce serait signer son arrêt de mort. Non, il faut conquérir de nouveaux marchés et notamment en Asie. Cette semaine se tient la 1ère fête grand public du vin à Hong-Kong (un événement indépendant du salon professionnel Vinexpo qui existe déjà depuis 4 ans). Et si le vin est désormais fêté par le grand public à Hong Kong, c'est qu'il se démocratise, qu'il est apprécié par de plus en plus de monde. Et c'est vrai, les importations ont augmenté de 80% l'an dernier, les importations françaises sont même passées de 30 millions d'euros en 2006 à 125 cette année. Les vins français ont donc de l'avenir même face aux vins du nouveau monde. Alors il faut peut-être arrêter les chichis comme dirait Karl Lagerfeld, il a conçu plusieurs campagnes pour une grande marque de champagne et il estime ce mois-ci dans la Revue du Vin de France qu'il faut renoncer aux discours trop doctes et trop sérieux. En tous cas, le couturier de luxe ne goutera pas au champagne à moins de 10 euros... car il ne boit pas une goutte d'alcool ! Le G20 finance est en Ecosse aujourd'hui. Et jusqu'à demain Christine Lagarde sera à Saint-Andrews et espère convaincre ses homologues d'appliquer les principes retenus pour encadrer les bonus des traders : ils doivent être conditionnés à des critères de performances mais ces critères sont laissés à l'appréciation des banques ! Henri Proglio aura une et une seule rémunération dixit la ministre de l'Economie qui a tenté de rassurer les sénateurs hier au moment où le futur patron d'EDF était intronisé à la tête de l'électricien par ses actionnaires. Des sondages qui coutent chers, les sondages de l'Elysée : plus de 3 millions d'euros l'an dernier, moins de 2 cette année et 1 million et demi l'an prochain selon un député socialiste qui publie un rapport. Le principal sondeur était jusque là un conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson.

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