C'est incroyable comme ces deux-là, Nicolas Sarkozy et Laurence Parisot, ne se lâchent plus depuis quelques jours, sur la question des fameux "parachutes dorés". C'est ce matin que Laurence Parisot présente, officiellemment, les recommandations de son organisation en matière de rémunérations des grands patrons - une sorte de "code de bonne conduite". Le Médef devrait proposer la suppression des parachutes dorés (sous certaines conditions), et un meilleur encadrement des salaires, bonus, distribution d'actions gratuites et de stock-options et autres "retraites-chapeau" qui défrayent régulièrement la chronique. C'est vendredi en début d'après-midi que le Médef a lancé son invitation pour cette conférence de presse, soit exactement 3 heures avant le communiqué de l'Elysée, dans lequel le Président fixe une sorte d'ultimatum à l'organisation patronale : "si vous ne me faites pas des propositions avant mardi, je légifère" a fait dire Nicolas Sarkozy. Il aura donc été entendu... avant même de parler ! Il s'était produit cette même "course à l'échalotte", il y a une dizaine de jours... ou, si vous voulez, cette impression que "quand l'un commence une phrase, c'est l'autre qui la termine". Nicolas Sarkozy allait s'exprimer à Toulon (son "discours sur la crise"), le matin-même, Laurence Parisot, ici, (sur France Inter) venait parler, pour la première fois, d'une suppression possible des parachutes dorés. Nicolas Sarkozy reprenant, ensuite, à son compte, les grandes lignes de ses propositions. On l'a compris : dans cette affaire, chacun joue sa partition mais c'est la même ! La crise financière : en Belgique et en Allemagne, 2 nouvelles opérations de sauvetage de banques ont eu lieu cette nuit. Et à ce petit jeu, c'est BNP-Paribas qui réalise un très "gros coup". La banque française, plutôt épargnée par la crise, reprend le contrôle de Fortis en Belgique et au Luxembourg. Fortis, pourtant placée sous tutelle publique la semaine dernière, n'arrivait toujours pas à faire face ! BNP-Paribas en prend le contrôle du coup, dans une opération présentée cette nuit, et chiffrée à presque 15 milliards d'euros. BNP Paribas devient la première banque européenne, avec 600 milliards de dépôts dans ses caisses. Mais, revers de la médaille (et non des moindres), l'Etat belge devient le premier actionnaire de la banque française. En Allemagne, le gouvernement sauve in extremis la 4ème banque du pays. Il s'agit de Hypo Real Estate. Une injection de quelques 50 milliards d'euro. Après 35 milliards déjà, la semaine dernière. L'Italie est également rattrapée par cette crise. Unicredit, la 2ème banque italienne, lance une augmentation de son capital. Rassurer les épargnants. L'Allemagne, l'Autriche et le Danemark ont annoncé des garanties exceptionnelles (voire "intégrales" en Allemagne) pour les dépôts en banque des particuliers.

L'équipe

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.