Pour certains syndicats (singulièrement la CFDT), c'est le signe supplémentaire de l'omniprésence de Nicolas Sarkozy. "Tout passe par lui. Rien ne se décide sans lui", résume, pour le déplorer, un leader syndical. Qui pense au dossier des retraites. Mais qui parle, aussi, de l'autre "affaire" qui agite pas mal de monde, en ce moment: l'élection, à venir, du président du Conseil Economique et Social. Pardon: du Conseil Economique, Social et Environnemental (puisqu'il a évolué). La "3ème chambre", après l'Assemblée nationale et le Sénat, réservée (en tout cas jusqu'ici) à la société civile. C'est à la fin du mois que l'élection doit avoir lieu. Et il s'avère qu'à rebours de toute la tradition qui jusqu'ici prévalait au Conseil, le Président de la République a décidé d'imposer son candidat. Le nom de René Ricol a circulé, un temps, mais l'intéressé dément: "on m'annonce un peu partout" dit celui qui est chargé, aujourd'hui, de mettre en place le Grand emprunt. "C'est flateur, mais non merci!" dit-il. En fait, depuis un peu plus d'un mois, c'est Jean-Paul Delevoye -soutenu, donc, par l'Elysée- qui a entamé une discrète campagne. Il rencontre les uns et les autres. Et appelle au téléphone tous ceux qui peuvent peser sur le scrutin. Son entourage "ni ne confirme, ni n'infirme" ses intentions. Il attend la publication de la liste des personnalités qualifiées, retenues pour entrer au Conseil, pour se déclarer officiellement. Cette liste devait être validée, ce matin, en Conseil des ministres. Ce sera, sans doute, la semaine prochaine. Si Jean-Paul Delevoye y figure, bel et bien, la "bataille du CES... E" pourra commencer. Et réveillera -on peut l'espérer, en tout cas- le Palais d'Iéna, siège "un peu endormi" du Conseil. Il faut dire que cette candidature agace pas mal de monde. Cette intrusion du "politique" dans une Assemblée réservée aux syndicats, au patronat, aux associations, aux défenseurs de l'environnement désormais, cette "politisation" de l'institution énerve. Jean-Pierre Davant, le patron de la Mutualité française, qui est, lui aussi, candidat à la présidence, doit accéler sa campagne. Menée jusqu'ici sur un rythme... de sénateur. Et ses soutiens attaquent sur le mode "on ne pas élire Jean-Paul Delevoye... trop marqué UMP", et on ne pas, non plus, accepter le "jeu de chaises mucicales" élaboré par Nicolas Sarkozy: On "donne" la présidence du Conseil Economique et Social, à Delevoye qui convoitait une autre place, celle de Défenseur des Droits, futur "Super-médiateur" de la République (qu'il était jusqu'ici). Mais cette place-là, le Président de la République la réserverait (dit-on) à Jack Lang! Le "palmarès des niches discales 2011" C'est le gouvernement qui vient de le publier. C'est le taux réduit de TVA pour les travaux de logement qui coûtera encore une fois le plus cher à l'Etat, l'année prochaine: 5 milliards. La TVA à 5,5 dans la restauration se glisse, elle, pour la première fois, à la 2ème place, avec un coût à plus de 3 milliards d'euros. Suivent la Prime pour l'Emploi, l'abattement de 10% sur le montant des pensions des retraités. Et le Crédit d'Impôt Recherche. "Halte à la guerre des monnaies!". c'est l'avertissement de Dominique Strauss-Kahn, ce matin, dans le Fynantial Times. Le Directeur général du FMI demande à tous les gouvernements de ne pas utiliser le taux de change de leurs monnaies comme levier pour relancer leur économie. Au détriment des autres.

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