("Pomme-Q". ceux qui ont un mac connaissent: ça veut dire "quitter", quitter une application)

Sur le site internet d'Apple, depuis cette nuit, une seule photo en noir et blanc sur la page d'accueil: celle du Steve Jobs. Et ces 2 dates: 1955-2011. Les épitaphes, c'est ailleurs sur internet et les réseaux sociaux, qu'on les trouve. Une avalanche d'hommages. Une émotion, réelle, une émotion mondiale. Digne de celle qu'entoure, habituellement, la disparition d'une rock star. Avec cette exagération qui peut aussi agacer. Si on s'en tient au seul champ de l'économie, on doit évidemment reconnaître le succès incroyable d'Apple. L'entreprise a été crée en 1976 par 2 Steve, Wozniak et Jobs, dans le garage de papa-maman, comme le veut la légende. 30 ans plus tard, Apple dispute la place de première capitalisation boursière mondiale au pétrolier ExxonMobil. L'entreprise est assise sur un trésor de guerre, estimé à 50 milliards de dollars, après être passé, à la fin des années 80, à 2 doigts de la faillite. C'était, précisément, au moment où Steve Jobs avait été écarté de la direction. Son retour, en 97, le transforme en "Dieu vivant": il lance, dans la foulée, l'imac, puis l'ipod, l'iphone puis l'ipad.Pour bien comprendre: Steve Jobs n'est pas, fondamentalement, un inventeur, ou un découvreur. C'est d'abord et avant tout, un entrepreneur. Qui a compris que l'informatique allait changer la vie de tous les jours, en entrant dans les foyers, avec l'ordinateur individuel. Doué d'un sens assez unique du marketting, du commerce et du design, il a réussi à créer des appareils qui ont plu: des ordinateurs, des baladeurs mp3. Puis des téléphones et des tablettes numériques. Mais, il a aussi cassé des modèles économiques existants, en les renouvelant entièrement. Evidemment, à son profit. On pense à celui de la musique, avec itunes, son magasin en ligne. Pour faire le malin, on peut dire que Steve Jobs, c'était l'archétype de l'entrepreneur schumpéterien -du nom de l'économiste, Joseph Schumpter-. Il a tout misé sur l'innovation. Il a crée en détruisant et en réinventant.

-6%. Le gouvernement s'apprête à réduire le montant des indemnités accordées aux salariés malades. C'est l'une des mesures d'économies du Budget 2012 de la Sécurité Sociale, adopté, hier, en Conseil des ministres. Le gouvernement, sous couvert d'un changement de leur mode de calcul, va réduire les indemnités journalières des salariés en arrêt maladie. 6% en moins pour ceux qui ne bénéficient pas d'une couverture complémentaire de prévoyance, c'est-à-dire plus de la moitié des salariés français. Pour un smicard, cette décision représente une perte de 40 euros par mois, en cas d'arrêt maladie.Dexia. Son démentèlement se prépare. La France et la Belgique entament aujourd'hui leurs négociations pour se partager ce qui reste de la banque. La décision finale est attendue pour samedi.Banques. Pour toutes les autres banques européennes, un plan global de recapitalisation se prépare également. En France, selon le Figaro, le gouvernement pourrait soutenir 2 ou 3 banques. Pas plus.

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