Le CAC 40, l'indice "vedette" de la Bourse de Paris, n'est pas qu'un thermomètre, ou un yoyo, qui monte et qui descend, c'est aussi une sorte de "club", un "club très fermé", très chic, qui a ses règles. Des règles parfois impitoyables. Ce n'était pas arrivé depuis plus un an, le "Conseil scientifique" de la Bourse de Paris vient de décider de modifier la composition du CAC 40. Je ne sais pas si c'est le bonne image à prendre, mais c'est comme pour une grille des programmes, à la radio: certains partent, d'autres arrivent. De gré ou de force. Avec plus ou moins de bonnes raisons avancées. C'est ainsi, en tout cas (la décision a été annoncée vendredi soir), que le 20 septembre prochain, 2 groupes vont sortir du CAC 40: la banque Dexia (on a pas mal parlé d'elle pendant la crise. On en parle encore puisqu'elle c'est elle, qui distribue des prêts "toxiques" aux collectivités locales). Dexia, donc. Et le groupe Lagardère qu'on ne présente pas. Raison invoquée: l'un comme l'autre n'ont pas assez de capital en circulation. Ils n'ont pas assez de titres à échanger: 3 milliards d'euros chacun, soit seulement 0,5% du poids total du CAC40. Raison supplémentaire: il n'y a pas assez d'activité autour des 2 titres! Exit, donc, Dexia et Lagardère. La sanction n'est pas que symbolique: être au CAC 40, ça vous assure aussi un certain volume de transations boursières. C'est ce dont bénéficieront, du coup, les 2 entrants. Le premier était attendu: c'est Publicis. Le n°3 mondial de la publicité fait son retour, il a déjà figuré au CAC 40. L'autre est une surprise puisqu'il s'agit de la banque Natixis. Créée en 2006, elle a, elle aussi, beaucoup fait parlé d'elle pendant la crise. C'est la banque d'investissement du groupe Caisse d'Epargne/Banque Populaire, et elle est passé à 2 doigt de la faillite, l'année dernière. La voilà, à peine redressée, ses comptes tout juste nettoyés, là voilà, dans le "saint des saint" de la Bourse française. Un spécialiste de ces questions décrypte: les critères objectifs, chiffrés, ne sont pas toujours les seuls pris en compte, "pour certaines valeurs, il y a beaucoup de cuisine (interne) et de politique dans la décison". Dans la cas de Natixis, le secteur bancaire (pour ne pas dire le lobby bancaire) aurait pesé de tout son poids pour conserver une place au CAC40. Réformer le "bouclier fiscal", l'idée n'est plus un tabou à l'Elysée! Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, puis Henri Guaino, le conseiller spécial du Président, l'ont reconnu, hier: une "évolution" du bouclier fiscal est, désormais, possible. Elle est même "à l'étude". Ce que confirme Bercy. Selon les Echos de ce matin, la piste étudiée (qui ne serait pas forcément appliquée dès 2011), la piste étudiée serait de fixer une condition à l'obtention du bouclier fiscal. Pour conserver leur droit à restitution, les contribuables concernés devraient justifier d'un investissement dans une PME française. Le moral des cadres en hausse. Il se redresse assez nettement, en cette rentrée. C'est ce qui ressort de notre Baromètre (mensuel) France Inter/Viavoice/HEC/Le Figaro économie/France 24. L'amélioration du côté de l'emploi, le petit regain de croissance, constaté cet été, rassurent les cadres, même s'ils restent plutôt pessimistes quant à leurs perspectives d'évolution personnelle.

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