Dans le débat budgétaire qui s'ouvre, avec cette course aux économies, cette "chasse aux niches" et, ce "concours Lépine" de la recette fiscale (taxons les parcs à thème, les hôtels de luxe, les brevets: tout y passe... )... dans ce "bouillonnement", il y a une idée qui détonne. Et qui inquiète. Même si, à ce stade, elle est passée assez inaperçue. A l'Assemblée nationale, la semaine dernière, en Commission des Finances, un député, Charles de Courson (centriste) a proposé une solution pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat: que la France signe un Accord fiscal avec la Suisse! Comme viennent de le faire l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Son amendement a été rejeté. Le gouvernement, explique qu'il ne veut pas entendre parler d'un tel Accord. Mais, principe de réalité oblige (il va bien falloir trouver des sous!), la question devrait revenir, très vite dans le débat. Elle est sensible parce qu'il s'agit, ni plus, ni moins, de décider si on doit poursuivre, ou pas, le combat contre les paradis fiscaux. L'Allemagne et la Grande-Bretagne disent "on arrête", puisque les Accords qu'ils viennent de signer avec la Suisse, constituent, bel et bien, une "capitulation": les 2 pays renoncent à combattre le secret bancaire helvétique, en échange de quoi, la Suisse leur reversera, chaque année, les recettes d'un impôt sur les avoirs non déclarés, déposés par les ressortissants des 2 pays. Pour l'Allemagne, cette recette nouvelle est estimé à 2 milliards d'euros par an. Ainsi, au nom de redressement des comptes publics, la chasse aux contribuables fraudeurs est abondonnée puisque leur anonymat restera assuré en Suisse. En France, les ONG s'étranglent devant ces Accords qui vont à rebours de tout ce qui a été fait, depuis 2008. "La lutte contre les paradis fiscaux n'était pas parfaite. Ces paradis n'avaient pas disparu évidemment, comme l'a dit Nicoals Sarkozy, mais les choses avançaient" explique un militant d'une de ces ONG. "L'Allemagne, en signant la première un tel Accord avec la Suisse vient de tuer tout le travail du G20 et de l'OCDE, depuis 3 ans". Et la crainte maintenant, c'est que cette initiative -parce qu'elle rapporte beaucoup et très vite- séduise d'autres grands pays européens. Et pourquoi pas la France.

"Les marchés en mode panique". C'est le commentaire d'un analyste (un peu sonné), hier. Toutes les places boursières ont fortement reculé, ce lundi. A Paris, le CAC 40 est repassé sous les 3.000 points. La Grèce inquiète à nouveau fortement, le marché croit à sa faillite prochaine. Du coup, les banques sont pénalisées: la Société Générale a perdu plus de 8% encore hier. Au risque grec s'ajoute la peur d'une nouvelle récession, venue des Etats-Unis.

PNC aux portes. C'est, notamment, cette crainte qui pousse Air France-KLM a préparer un nouveau et vaste plan d'économies. Selon Les Echos, ce matin, la compagnie cherche à réaliser entre 700 et 800 millions d'euros d'économies.

Plan Fillon remanié. Le plan de rigueur "Fillon", examiné, aujourd'hui, à l'Assemblée nationale. La mesure sur les plus-values immobilières sur les résidences secondaires va être allégée. L'exonération totale devrait être, finalement maintenue, mais repoussée au-delà de 30 ans de détention du bien.

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.