C'est le Figaro.fr qui a révélé, hier soir, ces chiffres: 821 contribuables, tous redevables de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune, ont quitté la France, en 2008, première année de l'application du bouclier fiscal version Sarkozy, c'est-à-dire à 50%, CSG et CRDS comprises. 821 départs: c'est 100 de plus qu'en 2007. Ce qui veut dire que le fameux bouclier n'aurait eu aucun impact sur ces candidats au départ, alors même que c'est l'un des arguments qu'avance la majorité (Jean-François Copé, ici même, encore hier) pour justifier son maintien. Evidemment, un tel résultat, c'est un peu trop beau pour les pourfendeurs du bouclier fiscal. La réalité est -malheureseument pour eux!- beaucoup plus contrastée. D'abord, parce qu'on constate qu'en 2008, les "retours" en France d'anciens contribuables ont, eux aussi, été plus nombreux (312, contre 245 en 2007). Les partisans du bouclier peuvent, à nouveau, bomber le torse. Ils ajouteront, sans doute, que si on regarde un peu plus en arrière encore, on s'aperçoit que les départs de France des contribuables, assujettis à l'Impôt sur la Fortune, était plus nombreux, en 2006, quand il n'existait aucun bouclier (ni à 50, ni à 60%). Bref, que le bouclier a son utilité! En fait, comme l'a reconnu hier le tout nouveau ministre du budget, de tous ces chiffres, il est difficile de tirer des conclusions définitives. Pour François Baroin, plutôt critique envers ce bouclier avant d'entrer au gouvernement, et maintenant chargé de le défendre, ça permet de résoudre ce dilemne personnel: il préconise de ne rien faire, de jouer la stabilité du système: seule façon de voir (selon lui) si, sur le long terme, le bouclier a de l'effet. Pour ceux qui luttent contre ce bouclier, ces chiffres n'apporte pas non plus beaucoup d'argument parce qu'ils restent largement incomplets. Pourquoi ces contribuables partent-ils? Pourquoi certains reviennent-ils? Aucune réelle étude n'a été menée récemment. Et il est impossible de savoir si leur motivation n'est que fiscale. Il doit, évidemment et sûrement, exister des raisons personnelles, et professonnelles pour expliquer ces va-et-vient. Seule certitude: sur les 4 dernières années, ces départs n'ont pas concernés plus de 0,15% des contribuables assujettis à l'ISF. Pas grand monde, autrement dit. Le Fonds Monétaire International débarque en Grèce! Plusieurs experts du FMI sont attendus, aujourd'hui à Athènes. Il ne s'agit pas -en tout cas, pas encore!- du lancement d'un Plan de sauvetage. A ce stade, ils viennent simplement conseiller le gouvernement grec en matière budgétaire: comment faire toujours plus d'économies. La situation de la Grèce inquiète en tout cas, à nouveau, les marchés. L'euro, hier, a reculé, à 1,34 dollar. Les taux d'intérêt pour les Bons du Trésor grecs, eux, sont repartis nettement à la hausse. Un peu plus de 7% hier, quand l'Allemagne (la référence en Europe) s'endette à 3%. "Ca été une très mauvaise journée" a reconnu, hier soir, le ministre grec des Finances, qui estime que son pays ne pourra pas s'endetter très lontemps à ce prix-là. Par la case justice. La querelle entre Lagardère et l'un ses actionnaires par la case "justice" aujourd'hui. Guy Wyser-Pratte attaque le groupe d'Arnaud Lagardère: il l'accuse de tout faire pour l'empêcher de présenter à la prochaine Assemblée générale des actionnaires une résolution visant à modifier la gouvernance de l'entreprise. Il réclame, en fait, la fin de la société en commandite, très favorable à l'héritier de Jean-Luc Lagardère. Une audience en référé doit se tenir aujourd'hui au Tribunal de commerce de Paris.

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