C'est avec ces mots, effectivement, que Jean-Paul Agon le directeur général de l'Oréal, a commenté, hier, l'annonce surprise de la réconciliation entre Liliane Bettencourt et sa fille. C'était dans un mail interne, adressé à ses salariés: "ce dénouement heureux est (...) très positif pour notre groupe" écrit-il. Cet immense "ouf" de soulagement de la part du patron de l'Oréal contraste avec ses déclarations au tout début de l'affaire, quand il jugeait que les bisbilles entre la femme la plus riche de France et sa fille n'étaient qu'une "affaire privée". Il révèle, finalement, à quel point toute cette histoire n'a cessé d'inquiéter Jean-Paul Agon, et la direction de l'Oréal. D'ailleurs, depuis cet été, il avait légèrement changé de ton, en public, reconnaissant un certain "embarras" face au grand déballage, en cours, dans la famille Bettencourt, son premier actionnaire. Si les ventes de l'Oréal n'ont jamais souffert du scandale (personne n'a arrêté de se laver les cheveux pour protester, par exemple, contre les 30 millions du bouclier fiscal dont bénéficie la milliardaire), l'image du groupe a été très sérieusement écornée. Et ce n'est jamais bon pour les affaires. Début octobre, dans un palmarès sur la côte d'amour des grandes marques, L'Oréal dégringolait littéralement, passant, en 6 mois, de la 6ème place (un très bon classement), à la 22ème position! "Les largesses de la milliardaire touchent au coeur d'un grand tabou français" notait l'auteur de l'étude. En interne aussi, l'affaire provoquait des remous: la révélation d'un contrat de mécénat liant l'Oréal au photographe François-Marie Banier (plus de 700 mille euros, par an) a agacé les salariés. Comme certains petits actionnaires. Ce contrat a, finalement, été dénoncé, cet été, pour mettre fin "au bruit médiatique préjudiciable à l'entreprise", selon Jean-Paul Agon, au maximum de son inquiètude... publique. Parce que, fondamentalement (en privé), c'est le contrôle du groupe qui le préoccupait le plus. Les bisbilles familiales -au delà du folklore (les enregistrements pirates du majordome, l'île d'Arros bourrée de moustiques, et j'en passe)- riquaient de faire basculer l'Oréal sous pavillon suisse, puisque Neslté, l'autre grand' actionnaire du groupe, était là, en embuscade. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'Elysée et le gouvernement avouaient suivre de très près cette affaire. L'Elysée qui avait même imaginé (c'est le Point qui l'affirmait, il y a quelques semaines) une solution franco-française pour "sauver" le géant du cosmétique: pousser LVMH a racheter l'Oréal, en cas de problème. Le "dénouement heureux" d'hier semble avoir définitivement enterrer ce "plan secret". La réforme de la Taxe professionnelle coûte beaucoup plus chère que prévu. Et c'est le rapporteur UMP de la Commission des Finances, à l'Assemblée qui l'affirme. Gilles Carrez chiffre à presque 9 milliards, le coût, pour l'Etat, de la suppression de la "TP", cette année. C'est presque 2 fois pluss que ce que le gouvernement prévoyait. Une grande partie de ce "dérapage" s'explique par des censures du Conseil Constitutionnel, mais pas seulement. Pour Gilles Carrez, la disparition de la Taxe Professionelle constitue, au final, un allègement "historique" de la pression fiscale pesant sur les entreprises. HSBC rattrapée par l'Affaire Madoff. Et "pas qu'un peu". Le liquidateur, chargé de récupérer les fonds perdus par les victimes de Madoff, réclame à la banque britannique, 9 milliards de dollars. Il accuse HSBC d'avoir été la complice de l'immense fraude, en créant, vendant et entretenant un réseau international de "rabateurs". En Europe, notamment. HSBC aurait été alerté sur des soupçons de fraudes autour des Fonds Madoff, dès 2001. La banque réfute en bloc ces accusations.

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