On se souvient de Pierre Lellouche, à Bercy, prenant ses fonctions de Secrétaire d'Etat au Commerce extérieur. C'était il y a un peu plus d'un an. Dans l'une de ses réponses interminables dont il a le secret, il reconnaissait volontiers que le Président de la République ne venait pas de lui confier la tâche la plus facile, au gouvernement. Une partie de son travail consiste à jouer les "VRP" à travers le monde. L'autre, à annoncer les mauvais chiffres du commerce extérieur. Mensuels, puis le bilan annuel, forcément mauvais. Pierre Lellouche a trouvé le "truc", apparemment: il communique sur le mode "c'est mieux que si c'était pire". Exemple, ce matin, dans le Figaro, à qui il révèle les chiffres 2011: "avec 69,6 milliards de déficit commercial", dit-il, "le bilan est moins mauvais qu'anticipé". La tendance est "à l'amélioration depuis 3 trimestres" poursuit-il, avant de reconnaître -difficile de faire autrement- que ce bilan reste mauvais, quand on le compare à l'excédent allemand, sur la même période: 157 millards. Il n'a pas le choix, en fait: tout au long de cette interview, accordée au Figaro, Pierre Lellouche opére cet aller-retour permanent, entre (petites) forces et (grandes) faiblesses de notre commerce extérieur. Grande faiblesse: notre dépendance énergétique (une facture de 62 milliards, en 2011). Un autre point faible: notre immense déficit avec la Chine. D'une façon générale, affirme de Secrétaire d'Etat, "nous ne profitons pas assez de la croissance rapides des pays émergents". Mais -"petite" bonne nouvelle-: nous avons cessé, affirme Pierre Lellouche, de perdre des parts de marché. 117 mille entreprises ont vendus des produits (français) à l'étranger l'année dernière, "c'est le même nombre qu'en 2010". Nos exportations ont progressé de 8,6%: "c'est l'équivalent de 90 mille emplois", poursuit le Secrétaire d'Etat, qui n'oublie pas de faire un peu de politique: "les grands contrats ont fortement augmenté en 2011 (+36%), "l'implication du Président de la République n'y est évidemment pas pour rien". Depuis 5 ans (période prise au hasard), "près de 131 milliards de grands contrats ont été signés, ce qui est mieux que tout ce qui a été réalisé pendant les 7 annnées précédentes" (sous Chirac, donc). Pierre Lellouche fixe, en fin, un cap: avec Oséo, le Fonds stratégique, la taxe professionnelle réformée, la TVA sociale à venir, "dans 5 ans (nouvelle période prise au hasard): "notre balance commerciale peut revenir à l'équlibre".

Merci aux Anglais! Pour la première fois, ce sont les Britanniques qui ont été les premiers à nous vendre de l'électricité hier, pour "passer" cette journée délicate en matière de consommation électrique. 2 mille mégawatts sont venus du Royaume-Uni contre mille 800 d'Allemagne... l'Allemagne qui a gardé son électricité pour elle hier, confrontée au même grand froid que nous.Et aux Allemands? Grève générale, aujourd'hui, en Grèce comme les nouvelles d'austérité envisagées, notamment la réduction des salaires dans le privé, et la suppression de 15 mille postes, dans le public. Hier, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont montrés impatients de voir la Grèce accepter ces conditions, pour débloquer de nouveaux prêts.

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