françois hollande jugé "sympathique" par les français mais reste impopulaire
françois hollande jugé "sympathique" par les français mais reste impopulaire © reuters

Un responsable du Medef le confiait, hier soir : "le Pacte de responsabilité de François Hollande, c'est une vraie victoire pour nous, c'est exactement ce qu'on demandait. Mais il ne faut pas trop le dire, pas trop montrer notre joie". "Il faut aussi, c'est évident", poursuit ce responsable d'un Medef territorial, "continuer le travail pour transformer les promesses du Président en actes!". Pour lui, la suppression des 35 milliards d'euros de cotisations patronales, payés au nom de la politique familiale serait "un bon début". Avant la suppression des multiples taxes qui pèsent sur les entreprises, et enfin, la mise en place des mesures de flexibilité du marché du travail, pour favoriser les embauches. Ce patron-là verrait bien le retour des contrats "zéro charge" expérimentés sous Sarkozy : un an sans cotisation pour l'embauche d'un salarié de moins de 25 ans.

Les vœux de François Hollande, la semaine dernière, ont au moins cette vertu : ils font rêver les patrons! Mais, le retour à la réalité est brutal : "c'est parce qu'il a pris conscience que la croissance ne revient pas, que la situation est plus grave qu'on le dit, que François Hollande a décidé d’accélérer sa politique de l'offre", analyse ce responsable du Medef, qui refuse d'avance le débat qui vient sur les contreparties que le gouvernement doit demander aux employeurs, en échange des allègements promis. "Le bâton, ça n'a jamais marché", lâche ce chef d'entreprise, "la carotte, en revanche, c'est efficace parce que, heureusement, c'est encore nous, les patrons, qui décidons d'investir ou pas, d'embaucher ou pas. "A ce titre, François Hollande fait l'expérience de l'impuissance" : lâche notre interlocuteur, tout à fait sérieux, même s'il le dit avec le sourire.

"Notre seule responsabilité à nous, patrons, c'est la croissance", dit-il, "c'est ce que nous devons aux Français, en prenant des risques. Et pour cela, il faut de la confiance. L'initiative de François Hollande peut être son déclencheur". Voilà, résumé peut-être, l'état d'esprit des patrons, après les vœux présidentiels, des patrons qui n'attendent pas que Pierre Gattaz, leur chef de file, mollisse devant le gouvernement. "C'est maintenant que ça se joue: dans la négociation des termes du pacte" explique ce patron, qui précise que la base patronale reste très remontée, très inquiète. Les petits patrons réclament plus que jamais, le "Medef de combat" que Pierre Gattaz a promis d'incarner, et de porter.

Les réactions aux vœux de François Hollande sur le site de France Inter

Encore. En Grande-Bretagne, le gouvernement va poursuivre ses coupes budgétaires. Et c'est le Chancelier de l’Échiquier, George Osborne, qui a prévenu les Britanniques, hier : "notre économie va mieux, mais il y encore beaucoup de chemin à parcourir", "2014 sera l'année", poursuit-il... l'année des vérités difficiles". Quand un ministre du budget dit ça... il faut commencer à s’inquiéter. Là, George Osborne annonce la poursuite des coupes budgétaires, au-delà de 2015. L'équivalent de 30 milliards d'euros à trouver, principalement dans les dépenses sociales. Le report de l'âge de la retraite à 69 ans est déjà acté, en Grande-Bretagne, le gouvernement britannique va, donc, s'attaquer aux aides sociales, prévient-il.Toujours. Les ventes de cigarettes en recul de 7,5%, l'année dernière, selon un premier bilan. En 2 ans, les buralistes français ont vendu 6 millions et demi de cigarettes en moins. La faute aux hausses de prix, au marché parallèle, mais aussi - et cela reste à évaluer précisément - au "boom" des cigarettes électroniques.

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