Par Marion L'Hour.

Abe-nomics... ! Non ce n'est pas l'ami d'Astérix et de Panoramix le druide.

Quoique. En fait ça pourrait être leur cousin nippon.

Parce que vu de nos dirigeants français en déplacement au Japon, Shinzo Abe, le premier ministre japonais a beau être de droite, il semble avoir trouvé la recette de la potion magique de la reprise économique.

Il y a quelques mois, le Japon était encore en récession. Population vieillissante, consommation et investissement en berne... ça vous rappelle peut-être quelque chose. Mais dès le premier trimestre, sous l'effet des Abe-nomics, les ingrédients de la potion administrée par Shinzo Abe...

Dès le premier trimestre donc, la croissance est repartie sur l'île. On attend 1,6% cette année. Contre...0,1% prévus chez nous. Alors on comprend la pointe d'envie du conseiller citée dans Libération ce matin... Le volontarisme par la croissance ça marche s'extasie-t-il. Il faut dire que le chef du gouvernement nippon vante ouvertement son Abe-nomics.

Potion magique déclinée en trois flèches. C'est le nom qu'il leur donne.

Un : la banque du Japon fait tourner la planche à billets, ça fait baisser le yen. Exporter devient plus facile. Deuxième flèche : relance budgétaire. Investissement public dans de grands travaux entre autres. Voilà qui dope la croissance. Troisième flèche : les réformes structurelles. Fiscalité, du marché du travail...dérégulation… Là ça devrait démarrer cet été. Avec cette recette explosive, Shinzo Abe se voit déjà moteur de la reprise mondiale. De quoi provoquer l'admiration d'Arnaud Montebourg hier. Intéressé par ce "pragmatisme intelligent", en premier lieu par la libéralité de la banque centrale japonaise. Et c'est bien là que le bat blesse pour nous… Le Japon décide seul de sa politique monétaire. La France elle dépend de la banque centrale européenne. Et on la voit mal risquer l'inflation en augmentant la monnaie en circulation. L'Europe qui n'accepterait pas non plus, l'explosion du déficit lié à la politique japonaise.

Une dette à 245% du produit intérieur brut. C'est un record ! Et ça ne donne pas forcément confiance aux entreprises pour investir. Donc même si notre village français résiste encore et toujours à l'envahisseur, impossible de copier chez nous le modèle nippon. Le Président de la République le reconnaît ce matin. Tout en soulignant, quand même un point commun. La priorité donnée à la croissance.

Bras de fer. Nouvelle étape dans le bras de fer commercial entre Chine et Europe, Les Echos le révèlent ce matin. Pékin réplique à nouveau contre la taxe européenne sur les panneaux solaires chinois. Après l'enquête lancée sur le vin européen, coup porté à la France. La Chine viserait l'Allemagne. Elle pourrait imposer une taxe douanière sur les importations de voitures haut de gamme européenne.

Le financement de notre sécu en question. Hier le déficit pour 2013 a été revu à la hausse. Aujourd'hui un rapport remis au premier ministre esquisse des réformes. Faire peser moins, peut-être, le financement sur les employeurs. Avec une possible hausse de la CSG pour les ménages.Autre piste : taxer plus le vin.

Croqueurs cacao. Et puis une nouvelle choquante pour certains...croqueurs cacao. Le gendarme canadien de la concurrence accuse Nestlé et Mars d'entente sur le prix du chocolat entre 2002 et 2008. Les ex-dirigeants responsables risquent 5 ans de prison.

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