C'est tout-à-l'heure, à la mi-journée, que la Banque Centrale Européenne devrait annoncer une nouvelle baisse de son principal taux directeur, son taux d'intérêt. Il devrait atteindre un nouveau plancher historique : 1%. 1% tout rond. Du jamais vu, donc. Une baisse qui doit être répercutée, au bout la chaîne (et si les banques n'en profitent pas, évidemment, pour augmenter leurs marges) sur les taux des prêts accordés aux entreprises et aux particuliers. Il y a 7 mois, le taux directeur de la BCE était encore à 4,25%. 7 baisses plus tard, nous voilà donc à 1% mais pour la Banque Centrale Européenne, c'est très clair : il s'agit de la dernière baisse ! Pas question, pour Jean-Claude Trichet (le président de la BCE), et ses collègues gouverneurs, d'appliquer comme ailleurs (aux Etats-Unis, notamment), la politique des taux zéro. C'est comme ça, depuis que la BCE existe : elle est bien plus frileuse que les autres. Baisser les taux d'intérêt, c'est rendre le crédit plus facile. C'est donc, théoriquement, un moyen de relancer l'activité économique. Il y a un risque, tout de même : en rendant l'argent moins cher, on gonfle la masse monétaire, et on crée soit de l'inflation, soit des bulles spéculatives. Ou encore les 2, en même temps. Quand il faut peser le "pour" et le "contre", la Banque Centrale Européenne se fait très prudente, "un peu pingre", si vous voulez. Cette fois-ci, pour se justifier, elle devrait mettre en avant les premiers signaux économiques "positifs" que les uns et les autres perçoivent : les signes qui disent, que peut-être, le fond de la crise a été touché. "Sauvée par le gong" (pour ainsi dire), la BCE pourrait aussi aujourd'hui, renvoyer à plus tard, la décision de mettre en oeuvre des armes "non-conventionnelles" contre la crise. C'est comme ça qu'on les appelle (ça fait un peu peur), mais il s'agit grosso modo de ressortir la "planche à billets", là encore avec le risque de voir revenir, très vite, une forte inflation. Américains, Britanniques, Japonais l'ont fait, la BCE pourrait renvoyer à l'automne, la mise en application de la mesure, si la situation, évidemment, devait empirer. Le directeur de cabinet de Christine Lagarde va diriger France Telecom. Ce sont "Les Echos" qui le révèlent. Stéphane Richard s'apprête à quitter Bercy, pour l'opérateur télécoms, mais il n'en deviendra le patron qu'en 2011, après le départ à la retraite de l'actuel PDG, Didier Lombard. Pour éviter toute polémique, comme avec François Pérol - le conseiller de l'Elysée devenu patron des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires - Stéphane Richard, a pris soin de saisir la Commission de déontologie de la fonction publique, pour "valider" son transfert. Elle devrait l'auditionner, la semaine prochaine. Les résultats financiers de Société Générale. Ils viennent d'être rendus publics pour le premier trimestre, et c'est une perte comptable de 278 millions d'euros. Hier, la BNP-Paribas annonçait 1,5 milliards d'euros de bénéfices, pour la même période. 2000 euros. C'est le salaire moyen en France, pour un salarié du privé ou d'une entreprise semi-publique, selon l'INSEE ce matin (1 997 euros, si on veut être précis). Chiffre pour 2007, en assez bonne progression par rapport à 2006 d'ailleurs (inflation comprise). Mais en 2007, comme les 4 années précédentes, note l'INSEE, ce sont toujours les plus gros revenus qui ont progressé le plus vite !

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