"La France a failli déposer son bilan, quand je suis arrivé (au pouvoir)". C'est en répondant à une auditrice sur RMC, que François Hollande a lâché cette petite phrase, hier. L'auditrice était une chef d'entreprise qui venait de se plaindre de l'augmentation de ses charges, et expliquer que "si elle gérait sa boîte comme la France est gérée, elle aurait déjà déposé le bilan". Le Président de la République n'a eu qu'à reprendre son expression. Qui, évidemment, a fait imméditement penser à celle de François Fillon "je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite". C'était alors au début du quinquennat Sarkozy, en 2007. François Hollande, lui hier, a regretté de ne pas l'avoir dit au début du sien. C'est l'un des seuls regrets qu'il a exprimé d'ailleurs. "La gravité de la crise, je l'avais évoquée pendant la campagne présidentielle, a-t-il rappelé, mais "pas suffisamment" après l'élection. "Ne pas avoir assez charger l'héritage, ne pas avoir assez dit que la situation était très difficile", un député PS confirme que depuis quelques semaines (depuis la raclée aux Municipales, en fait), c'est bien la petite musique qu'il entend dans la majorité. "On aurait dû". Olivier Faure, député PS, proche de Jean-Marc Ayrault se souvient que la discussion a eu lieu, à l'époque "mais elle a été tranchée, directement entre le Premier ministre et le Président de la République. Et je ne peux pas vous dire si ça leur a pris, quelques minutes, ou plusieurs heures". La consigne, en tout cas, est revenue, très claire: "on n'en rajoute pas". On sait, en fait, que Jean-Marc Ayrault plaidait, plutôt pour dire la vérité, François Hollande voulait être "plus optimiste". Hier, pour justifier la décision prise, il a simplement dit "je n'ai pas voulu me défausser". En fait, à l'époque, expliquait récemment Pierre Moscovici, qui était alors à Bercy, "les prévisions économiques n'étaient si mauvaises, on pouvait espérer un frémissement, dans un délai plus ou moins court". La décision a, donc, était prise de ne pas être "anxiogène", de ne pas entamer la confiance. L'audit, commandé alors à la Cour des Comptes n'a donc pas été exploité comme il aurait pu l'être. Cela dit, il ne promettait ni sang, ni larme. On n'y trouve pas, évidemment, l'expression "dépôt de bilan". Dans sa conclusion, la Cour parle de "mesures exigentes" à prendre, et d'un "effort à accomplir de même ampleur que celui réalisé, à la veille de l'entrée de la France dans la zone euro". Mais, écrivait-elle, "sa réalisation est possible".

Succès. La "Reine des neiges" dope toujours les résultats financiers de Disney. "C'est le film d'animation qui a rapporté les recettes les plus élevées de tous les temps" selon le patron de Disney, qui présentait, hier, des résultats trimestriels de son groupe. En hausse de 27%. L'exploitation en salle, puis la sortie en DVD, en blu-ray, les jouets, les costumes, bientôt la comédie musicale et les nouvelles attractions dans les Parcs Disney, selon l'estimation d'un cabinet indépendant, les recettes de la "Reine des neiges" dépassent, à ce stade le milliard de dollars.Recul. Pour Alstom, c'est... différent. Le groupe, promis au démentèlement, publie des résultats, ce matin, un bénéfice annuel en recul de 28%.Retraite (de Russie). La Société Générale publie, aussi, des résultats en recul. La banque passe 1 demi-milliard d'euros de dépréciation d'actifs, en raison de la situation en Russie, et de la crise ukrainienne.

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