Il y a un peu plus d'un an, l'initiative avait été moquée. Un lundi, au petit matin, dès 6 heures, Laurent Fabius avait décidé de se rendre à l'aéroport de Roissy pour accueillir, à leur descente d'avion, des touristes chinois, en provenance de Pékin. Ca a avait rire parce que, comme on pouvait s'y attendre, seuls les voyageurs français, fraîchement débarqués, avaient, reconnu le ministre, la plupart des Chinois, eux, filant leur chemin... Peu importe, Laurent Fabius, à l'époque, voulait montrer qu'il prenait à bras le corps le nouveau dossier accolé à son portefeuille des Affaires étrangères: le tourisme. Il annonçait, alors, la simplification des procédures de visas. Résultat: 16% de touristes asiatiques, en plus, l'année dernière! Et ça continue. Ca continue, même, d'une manière étonnante: on a, ainsi, appris, qu'a débarqué hier, à Paris, une délégation de 6 400 touristes chinois. 6 400, d'un coup. Il s'agit, en fait, de salariés d'un conglomérat chinois, Tiens. Son patron est la 24ème fortune du pays. C'est un touche-à-tout: les biotechnologies, la santé, la formation, l'hotellerie aussi. 5 milliards de chiffre d'affaires. Et cet homme, LI Jinyuan, a décidé de récompenser ses meilleurs salariés, en organisant une virée en France. 2 jours à Paris, et 2 jours à Nice (demain et samedi) où ils partciperont à un séminaire de travail. Voilà une nouvelle forme de tourisme, le tourisme d'entreprise "de masse", qui n'a pas échappé au Quai d'Orsay. Cette fois encore, Laurent Fabius a payé de sa personne, reçu le patron chinois pour le remercier d'avoir choisi la France. Il faut dire, qu'une telle délégation de touristes (6 400 personnes d'un coup, je le rappelle), ça chiffre, tout de suite très vite. Le séjour représente 30 mille nuités. 140 hôtels mobilisés. La délégation chinoise a réservé un vaste restaurant entre l'Opéra Garnier et la Place Vendôme, privatisé le Louvre, pour quelques heures (mais, là, il a fallu faire, quand même, 2 groupes). Pour se rendre à Nice, 7 600 billets TGV ont été achetés, un train entier a été réservé. Un grand spectacle est prévu à l'arrivée, photo également sur la Promenade des Anglais. Ren que du "classique"... Les retombées directes pour la France, de ce séjour géant sont chiffrées à 13 millions d'euros (minimum)! Il paraît que d'autres groupes chinois, un autre américain, envisagent, à leur tour de venir en France, dans les prochains mois, mêler business et tourisme, avec plusieurs milliers de leurs salariés.

Macron soutient Varin. Stéphane le Foll, le porte-parole du gouvernement, trouve "inacceptable" le maintien et le montant de la retraite-chapeau de l'ancien patron de Peugeot Citroën (300 mille euros par an), son collègue de l'Economie, lui, approuve. Hier soir, il a fait savoir qu'il soutient Philippe Varin: "sa retraite est conforme aux engagements qu'il avait pris" dit Emmanuel Macron. Le ministre précise que cette pension a été réduite, sous la pression du gouvernement et il ajoute que sa Loi, actuellement en discussion au Parlement, limite les recours aux retraites-chapeau.

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