C'est encore une histoire de milliards d'euros. Et c'est encore de la Grèce qu'il s'agit... la Grèce qui a fait chuter la bourse. C'est l'approche d'une échéance importante qui recommence à inquièter. C'est en effet, demain, à 20 heures GMT que prendra fin l'appel à venir échanger ses titres de dette grecque. Avec, à la clé, l'effacement de 107 milliards d'euros de dette. Les banques, assureurs, fonds d'investissements et autres caisses de retraite, qui détiennent des obligations grecques, sont invités, d'ici demain soir, à venir les échanger contre des titres qui valent 2 fois moins. C'est l'un des volets du plan de sauvetage de la Grèce. L'échéance de demain est importante, voire cruciale alors qu'on tourne, toujours, autour de cette notion d'engagement "volontaire" des banques et autres créanciers de la Grèce: vous allez voir, c'est important. Ceux à qui la Grèce doit de l'argent ont, théoriquement, le choix d'accepter ou de refuser l'échange qui leur est proposé. D'où ce suspens qui inquiète les marchés et va les inquièter jusqu'à demain soir. Sauf que dans les faits, c'est bien moins clair, puisque grosso modo, ils ont le choix entre perdre beaucoup et perdre vraiment beaucoup. Voilà la situation. Si 90% des créanciers de la Grèce acceptent le deal, et viennent échanger leurs titres grecs, avant demain soir, tout ne sera pas réglé, mais ça passe. Mais s'ils sont moins de 75% à accepter spontanément l'échange, Athènes a prévenu: elle ne se sentira plus obligée de rembourser qui que soit: la Grèce fera défaut. Ce n'est pas le scénario le plus probable. Mais, reste cette dernière configuration: demain soir, on constate qu'entre 75 et 90% des créanciers de la Grèce acceptent l'échange. Dans ce cas de figure, Athènes fera jouer une clause spéciale, qui obligera ceux qui n'ont pas spontanément participé, à rejoindre l'opération. Mais là, formellement, on ne sera plus dans un échange "volantaire" même s'il était relativement factice. Et à ce stade -déclenchement des assurances, renégociation forcée de l'Accord- on ne sait pas mesurer les conséquences d'un tel changement de nature.

Minimum. Nicolas Sarkozy propose un "impôt minimum" pour les grandes entreprises. C'est la seule mesure économique "nouvelle", annoncée hier soir. Son principe, en revanche, n'est pas nouveau: il s'agit d'éviter que les grands groupes internationaux échappent, totalement à l'impôt sur les sociétés en France. Comme Total jusqu'à l'année dernière. Le Président-candidat n'a donné, hier soir, aucun taux, ni montant pour cet "impôt minimum" pour le CAC 40.Tous actionnaires. Bientôt des postiers-actionnaires. Actionnaires de leur entreprise. La Poste, selon les Echos ce matin, s'apprête à confirmer l'ouverture de son capital à ses salariés: un peu moins de 3%.Surprises. Le groupe italien Ferrero, c'est-à-dire Kinder et Nutella notamment, renforce sa position de leader en France, sur le segment de la confiserie au chocolat. Ses ventes ont bondi de 12%, l'année dernière. Et même de 25% pour les seuls "Kinder Surprise". C'est peut-être l'effet de la série avec les cadeaux "Barbapapa".

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