Par Bruce de Galzain.

"Yes, we can..." : c'est un peu le message qu'a voulu faire passer Laurence Parisot hier. La patronne des patrons a été la dernière à réagir dans le journal de 20h sur France 2 au pacte de compétitivité annoncé par le gouvernement. Et elle estime avoir été entendue. Désormais on peut presque le faire, dit-elle en substance ! Elle qui a été critiquée par le gouvernement, la mal aimée du nouveau pouvoir en faisait trop lorsqu'elle estimait la situation économique du pays « gravissime » (les ministres de Bercy ne goûtaient pas ces critiques) et pourtant hier, ce mot gravissime, elle a presque eu l'impression de l'entendre dans la bouche du Premier ministre. Satisfaite du constat du déclin annoncé si rien n'était fait, la présidente du Medef estime désormais que le gouvernement prend des mesures sérieuses pour tenter de redresser les choses ! Un énorme effort est fait dit-on même dans l'entourage de Laurence Parisot... et l'on ajoute : il s'est passé quelque chose dans le gouvernement. Et en effet, il y a peine 2 jours, beaucoup - ici même d'ailleurs - doutaient encore d'un effort annoncé si rapidement. Alors il est vrai qu'il faudra en passer par le Parlement l'année prochaine avant que les 20 milliards d'euros de crédits d'impôt pour toutes les entreprises soient réellement sur les rails et ils monteront en puissance 10, 15 puis 20 milliards en année pleine au bout de 3 ans. Mais en échange de quoi ? Lundi, Laurence Parisot refusait toute conditionnalité aux baisses d'impôts. Résultat : les entreprises feront ce qu’elles voudront même si elles seront suivies par l'Etat et les partenaires sociaux. Si Laurence Parisot est satisfaite c'est donc qu'il s'est passé quelque chose dans ce gouvernement. Il a clairement engagé la vitesse supérieure et notamment sur la réduction des dépenses publiques car il y aura 10 milliards d'euros d'économies de plus que prévu. Ajoutés aux 50 milliards promis sur le quinquennat, on arrive à 60 milliards. Tiens, tiens, 60 milliards c'était le premier point du texte inédit adressé à François Hollande par l'Afep, l'organisation qui regroupe les 100 plus grandes entreprises privés de France !

Le dollar recule ce matin. Un léger recul face à l'euro, face au yen également depuis l'annonce de la victoire de Barack Obama. Les marchés attendent pour voir... Tokyo a par exemple terminé la séance quasi-stable.

La France surveillée. Bruxelles donnera aujourd'hui ses premières prévisions de croissance et de déficit pour les 27 en 2013. La France est très surveillée par la commission mais le pacte de compétitivité semble tomber à pic pour la rassurer !

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