C'est le patron de Marionnaud, en personne, qui mènera la visite, tout à l'heure, pour les journalistes. Et c'est demain que son magasin rouvrira ses portes, sur les Champs-Elysées, après 5 mois de fermeture pour travaux.

Pour le groupe, c'est évidemment un moment important: l'investissement représente 1 quart du chiffre d'affaires de la parfumerie. Plusieurs millions d'euros. Avant travaux, le "Marionnaud des Champs-Elysées", était déjà le plus grand magasin du groupe. Rénové, aggrandi, avec des effectifs qui passent de 40 à 80 salariés, l'objectif est de doubler le chiffre d'affaires, mais -et c'est ce que viennent chercher les marques, en s'installant sur la prestigieuse avenue- il s'agit, également, de se servir de cette boutique comme d'une vitrine mondiale, un "flagshipstore" comme on dit dans le métier.

Dans ce magasin, les 2 tiers des clients sont des touristes. 54% sont des étrangers: le but est, donc, aussi, de faire connaître la marque dans le monde entier. Pour aller, ensuite, le conquérir. Le magasin rouvre, donc. Plus beau et plus fort (on l'a compris) mais avec, et c'est aussi ce qui va faire parler, avec les mêmes horaires qu'avant travaux. Marionnaud, sur les Champs, sera ouvert 7 jours sur 7. Et jusqu'à minuit! Alors pour ce qui est du dimanche, pas de problème: les Champs-Elysées sont classés en zone touristique. Mais pour l'ouverture nocture, la décision surprend, puisqu'il y a quelques semaines, la justice a imposé à son concurrent Sephora de fermer boutique à 21h!

Marionnaud sait que ses horaires dérogent à la loi sur le travail de nuit, mais l'enseigne met en avant l'accord passé, en 2001, avec l'ensemble des syndicats de la maison (y compris la CGT) alors qu'il n'y en a jamais eu chez Sephora. L'accord chez Marionnaud a même été reconduit, récemment. Le travail de nuit se fait sur la base du volontariat. Le salaire horaire est majoré de 25%, après 21h. Les salariés rentrent en taxi chez eux... dès la fermeture, à minuit, puisque, contrairement à ceux de Sephora, ils ne sont pas chargés du réassort des rayons. Avec tous ces arguments, Marionnaud espère, sans doute, ne pas être pris pour cible par les syndicats, qui ont fait plier son concurrent. Avant les travaux, l'enseigne, d'ailleurs, n'avait jamais été inquiètée. En tout cas, si les syndicats saisissent, finalement, la justice, le temps que la décision soit prise sera autant de temps de gagné sur la concurrence.

Vive la culture. La culture, c'est bon pour l'économie! C'est ce qui ressort d'une étude commandée par la Sacem, et menée par le cabinet EY (l'ancien Ernst & Young). Il en ressort que les industries culturelles et créatives ont un impact direct sur l'économie française supérieur à celui de l'automobile. Ou encore à celui du luxe. 61 milliards d'euros générés. 74 milliards, impact indirect compris. La définition retenue est large: l'étude ajoute aux filières culturelles traditionnelles (le cinéma, la musique, le livre, le spectacle vivant), les jeux vidéos, la télé, la presse et la radio... mais le tout emploie 1,2 millions de personnes, en France. C'est 5% de l'emploi total français.Pari. Twitter en bourse. C'est aujourd'hui. Le groupe, qui n'a encore jamais réalisé de bénéfices, et qui ne prévoit pas d'être rentable avant 2015... Twitter espère, cela dit, récolter 2 milliards de dollars, dans l'opération.

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