C'est un article du quotidien britannique The Independant qui a enflamé les marchés hier. Avec ce résultat: une nouvelle dégringolade du dollar et une envolée parallèle de l'or. L'once d'or s'est échangée à plus de 1 040 dollars. C'est, tout simplement, du jamais vu. Les 2 phénomènes sont parfaitement liés: c'est la chute du dollar qui a dopé le cours de l'or. Et l'explication (une grande partie de l'explication, en tout cas) vient donc de Londres, où The Indenpendant a révélé que plusieurs pays envisageaient de ne plus faire du dollar la monnaie d'échange sur le marché du pétrole. Une vraie révolution, autrement dit. Plusieurs réunions "secrètes" se seraient tenues, raconte le journal. Les comploteurs seraient les pays du Golfe (l'Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweït...) mais aussi la Chine, la Russie, le Japon. Et la France. Beaucoup ont démenti. A Paris Christine Lagarde a parlé de "spéculations"... "ce n'est pas à l'ordre du jour" a-t-elle ajouté. Mais rien n'y a fait: les opérateurs sur les marchés se sont emballés. Ont vendu du dollar et ont acheté de l'or. Personne évidemment ne croient qu'une telle opération (le remplacement du dollar sur le marché pétrolier par un système de "panier" de plusieurs monnaies) va se faire, là demain, instantanément. Par surprise. C'est tout simplement impossible. Mais en revanche, la fin du dollar comme monnaie internationale, c'est une idée qui, manifestement, fait son chemin. Et qui devient crédible. La Chine -premier détenteur mondial de dollars dans ses réserves- ne cache pas qu'elle en a marre de subir les effets négatifs d'une monnaie de réserve, aux mains d'un seul pays. "Bienvenue au club", nous ça fait 40 ans qu'ont subi ça! Avec la Russie, elle a tenté, l'année dernière, de mettre cette question sur la table au G20 de Washington: ils n'y sont pas arrivés. Pas plus aux Sommets suivants, de Londres et Pittsburgh. Mais, c'est clair: ils vont revenir à la charge à la première occasion: aussi bien publiquement ou que lors d'éventuelles réunions "secrètes". Nouvelle journée nationale d'actions des syndicats, aujourd'hui. Et autant le dire tout de suite, elle ne s'annonce pas "massive". Ni très visible. Il y aura très peu, ou même pas du tout de perturbations. Les modes d'actions sont différents selon les régions: rassemblements, pique-nique, simple distribution de tracts. Exceptionnellement des appels à la grève. A Paris, pas de manifestation, mais un rassemblement est annoncé à proximité du Médef. A la SNCF, 2 syndicats majoritaires (CGT et CFDT-Fgaac) appellent à une journée de grève le 20 octobre prochain. Pour l'emploi, les salaires et les conditions de réorganisation du fret. Nicolas Sarkozy l'a promis... la crise le fait! La pression fiscale est au plus bas en France depuis 30 ans. Le taux des prélèvements obligatoires (impôts et taxes) devrait se fixer à 40,7% du PIB, cette année et l'année prochaine. Il était à plus de 44% au début des années 2000. Il y a les baisses d'impôts mais c'est surtout la crise qui explique ce recul: les recettes fiscales dégringolent plus vite encore que la richesse nationale!

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