C'est la grande affaire qui secoue, en ce moment, les grandes banques alors qu'on réfléchit toujours aux moyens d'empêcher qu'une crise comme celle qu'on vit en ce moment, ne se reproduise. A Londres, ce week-end, un compromis a été trouvé au G20 sur la question des "bonus" des traders dans les banques. La France n'a pas obtenu le plafonnement qu'elle réclamait mais simplement la promesse d'engager une réfléxion sur cette question. Cela dit, l'essentiel semble acquis: l'étalement dans le temps de ces "bonus". Un étalement qui permet de vérifier si les positions qu'ils ont prises sur les marchés ne sont pas, au final, perdantes. On peut espérer, de cette mesure (quand elle sera instaurée) une "prise de risque" moins grande. Parce que ce que recherchent les Etats, aujourd'hui (et ils faut les croire!) c'est bien de ne plus se retrouver dans la situation qu'ils ont connu l'année dernière (une situation qui choque leurs opinions publiques c'est-à-dire leurs électeurs): être obligés de sauver, avec l'argent des contribuables, une banque qui a fauté! Hier, à Bâle -et la décision est, peut-être, plus importante que celles prise à Londres- les gouverneurs des grandes banques centrales de la planète ont ainsi jeté les bases de nouvelles règles pour contrôler les banques. Je vous passe les détails (nouvelles exigences de fonds propres, introduction d'un ratio sur l'effet de levier, norme internationale minimale sur les liquidités de financement), retenez que les banques pourraient être, à l'avenir, obligées d'augmenter leurs réserves pour parer à tous problèmes. Elles seraient, également, amenées à limiter leur dette. Est-ce que ça suffira? Pas sûr. D'où, cette idée de "testament". Une idée est simple: les banques pourraient être, un jour, obligées de rédiger à l'avance, alors non pas leurs dernières volontés, mais la manière la plus simple d'être démentelées en cas de problème. C'est la leçon retenue par la faillite de Lehmen Brothers: il était quasiment impossible de savoir "qui devait combien à qui?", d'où la panique qui a suivi, pendant plusieurs semaines. En rédigeant leur "testament", les banques laisseraient une trace de leurs activités, ce qui pourrait faciliter le travail de leurs "liquidateurs". La Grande-Bretagne, l'Allemagne réfléchissent à instaurer une telle obligation. La France aussi, semble-t-il. Les banques, elles, rechignent. Invoquent des raison techniques. Mais peut-être aussi ont-elles tout simplement peur d'envisager leur propre mort. Autre interprétation possible: elles n'ont toujours pas compris que leurs agissement pouvaient les conduire à disparaître. Les "ratés" de la prime pour les jeunes chômeurs. C'est Nicolas Sarkozy qui avait annoncé l'instauration de cette prime, en février dernier. Elle faisait partie d'une série de mesures "sociales" pour surmonter la crise. Cette prime exceptionnelle de 500 euros est destinée aux chômeurs qui n'ont pas cotisé assez longtemps pour bénéficier de l'assurance-chômage. Public visé: principalement les jeunes. L'Elysée prévoyait plus de 230000 bénéficiaires, mais à ce stade, selon Les Echos, qui révèlent l'information, ce matin, seuls 2 162 personnes avaient touché ce chèque de 500 euros, fin juillet. Une des explications avancées: les conditions d'accès seraient trop restrictives. Vers une hausse du forfait hospitalier... Même si les ministres ne confirment pas tous, c'est bel et bien une des pistes privilégiées, par le gouvernement, pour redresser (un peu) le déficit de la Sécurité sociale, l'année prochaine. Le moral des cadres en hausse. Selon notre baromêtre mensuel France Inter HEC Vivavoice L'Express et le Figaro Réussir et France 24. Les cadres se sentent mieux donc, mais estiment, en grande majorité -et c'est assez frappant- que les "racines de la crise sont toujours là".

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