A GDF-Suez, on refuse de commenter la situation. Chez Eric Besson (ministre de l'énergie) on se contente de rappeler les faits et le calendrier. Pas plus: c'est plutôt rare. C'est pourtant, en ce moment, que se joue entre la Tour GDF-Suez de la Défence et Bercy (en passant, sans doute, par l'Elysée), le montant des prochaines factures de tous ceux qui, notamment, se chauffent au gaz: les plus sensibles aux augmentations de tarifs. La question posée aujourd'hui est simple (et c'est un "grand classique"): le gouvernement va-t-il accorder à GDF-Suez une augmentation de ses tarifs, au 1er octobre prochain? Pour le fournisseur historique français, c'est un impératif. Son patron, Gérard Mestrallet affirme que sans cette augmentation, sa marge bénéficiaire sur le gaz étant "nulle" en France (ce qu'on a, un peu de mal à croire, quand même), son entreprise perdra plus de 300 millions d'euros au 4ème trimestre de cette année. En face, le gouvernement (qui a déjà refusé une augmentation au 1er juillet, pour les particuliers) s'inquiète de l'effet négatif sur l'opinion publique qu'aurait une nouvelle augmentation des factures du gaz. Juste avant le début de l'hiver. Et à quelques mois de la présidentielle. Du coup, tout le monde parie sur un nouveau gel des tarifs. Pour l'imposer à GDF Suez, Bercy semble d'ailleurs avoir trouver la parade: le ministère s'en remet au régulateur, la Commission de Régulation de l'Energie. La CRE est, en effet, chargée depuis quelques mois de réfléchir à une nouvelle formule de fixation des tarifs: une "nouvelle nouvelle" d'ailleurs, parce qu'on venait tout juste de la changer. Cette "nouvelle nouvelle formule", réclamée par les Associations de consommateurs, doit mieux intégrer les prix sur le marché mondial du gaz (qui baissent)... mais elle n'est pas prête! En tout cas, pas prête officiellement: la CRE ne doit l'entériner (tiens, tiens...) que fin septembre, début octobre. C'est-à-dire, après le délais légal permettant à GDF Suez de réclamer une augmentation de ses tarifs. C'est cette petite astuce (un peu mesquine, pas très glorieuse) qui devrait permettre aux abonnés au gaz d'echapper à une nouvelle augmentation. Elle est bien dans les tuyaux, mais à ce stade, perdue dans les tuyaux.Le CAC 40 s'installe sous les 3.000 points. Nouvelle baisse, hier, de l'indice parisien entraîné par les banques. Un recul de plus de 4% pour Natixis et le Crédit agricole. -5% pour BNP Paribas... et -6,5% pour la Société Générale. La peur d'un défaut de la Grèce, et de la récession pèse toujours. Depuis le 1er janvier, le CAC perd 22%. Et seules 4 valeurs affichent encore une hausse, en 8 mois: Alcatel-Lucent, EADS, Essilor, et Sanofi-Aventis.1 euro 40. L'euro sous les 1 dollar 40. Une première depuis 2 mois. C'est la conséquence du "coup de sang", hier, de la Suisse qui a fixé une limite à la hausse de sa monnaie, qui plombe son économie, traditionnelle valeur refuge. Les investisseurs se sont reportés, du coup, sur le dollar.3% . Les salaires, en France, devraient progresser de 3%, l'année prochaine. C'est le résultat de l'enquête annuelle du cabinet Aon Hewitt. Presque 200 entreprises interrogées. De toute taille et dans tous les secteurs. Les employeurs devraient privilégier les augmentations individuelles aux hausses collectives.

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