Philippe Wahl est un homme sympathique. On peut le trouver un "peu raide" au premier abord mais, très vite, en fait, on corrige cette impression: sa compagnie est plutôt agréable. Et puis, il se révèle, surtout, extrêmement habile. Philippe Wahl, c'est le patron de la Banque Postale, la filiale de la Poste. Hier, il convoquait les journalistes pour un exercice incontournable, en cette période: la "conférence de rentrée". Le rendez-vous était fixé à 9h. La conférence a, finalement, commencé à 9h30. Entre-temps, on a attendu. Comme à la Poste. Philippe Wahl commence, en vantant les résultats du premier semestre de la Banque Postale. Il les qualifie de "solides" avant d'enchaîner avec la "grande" nouveauté du moment, pour sa banque: le financement des collectivités locales. Dexia a été liquidée. C'est un drame pour les communes, les départements, les régions, les hôpitaux qui se finançaient chez elle. Du coup, à la demande de l'Etat, c'est la banque de la Poste qui prend le relais. Premier bénéficiaire, annonce fièrement son patron: la ville de St Ouen, qui a obtenu une ligne de trésorerie de 5 millions d'euros. Mais la Banque postale n'a pas vocation à jouer, en permanence, au "pompier de service". C'est entre les lignes ce qu'on comprend des explications avancées au sujet du Crédit Immobilier de France. On a débuté la semaine avec ça, souvenez-vous: son sauvetage "en urgence", par l'Etat, et sa fermeture programmée. L'Etat avait demandé, là encore, à la Banque postale d'étudier le dossier, pour sauver le CIF, mais elle a finalement décliné. Philippe Wahl s'explique. D'abord, prudent avec sa tutelle "c'était logique de nous demander". Puis sans appel: "ce n'était pas notre intérêt". Au final, c'est sur les tarifs de la Banque postale que Philippe Wahl s'est montré le plus incisif, hier. On le sait: ça grogne, en ce moment, chez ses clients, qui se plaignent d'une banque qui devient "comme les autres" (elle facture, par exemple désormais, les retraits aux distribureurs automatiques de billets quand ils sont, trop souvent, réalisés chez des concurrents). La réponse de Philippe Wahl est préparée, soignée. "Ce débat est sain. Il nous oblige", dit-il (on croierait entendre Guillaume Pépy, à la SNCF). "Nous avons pris toutes les précautions mais, comme les autres nous devons faire du chiffre d'affaires! Et puis, je le dis à mes clients, comme aux syndicats: la gratuité, c'est l'ennemi du service public!".

BCE. Même après la BCE, l'Espagne hésite toujours à demander de l'aide. Les annonces, hier, du président de la Banque Centrale Européenne n'ont pas tout à fait rassuré Madrid. Hier, Mario Draghi a,certes, annoncé le rachat "illimité" de titres de dettes des pays de la zone euro en difficulté, mais il a assorti son offre d'une condition: l'adoption de mesures de rigueur pour redresser les finances publiques des Etats concernés. Hier, Mariano Raroy, le chef du gouvernement espagnol a refusé de se prononcer sur cette offre.PSA. PSA, va quitter le CAC 40. Décision, hier, de la Bourse de Paris. Sa capitalisation est devenue trop faible pour faire partie de l'indice phare.PME. Le gouvernement Ayrault recule-t-il sur les projets fiscaux du candidat Hollande? Selon la presse, la taxation à 75% va être sérieusement édulcoré. L'impôt sur les sociétés, lui, ne sera pas réduit pour les PME.

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