Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a présenté, hier, son dernier-né : une filiale chargée de gérer les 3 000 gares existant en France. Cette filiale s'appelle "Gares et connexions" et emploiera 13 000 agents. Pour eux, comme pour vous et moi, ça ne change pas grand chose. Sauf que l'opération soulève quelques questions. Cette "filialisation", elle est imposée, en fait, par le grand "big bang" qui arrive dans le secteur ferroviaire : l'ouverture à la concurrence. L'année prochaine -étape importante- c'est le transport international de voyageurs qui s'ouvre. Dans une gare française, on pourra, théoriquement, monter dans un train, par exemple de la Deutche Bahn. Plus tard, ce sera au tour du transport régional. Dans ce contexte, les gares deviennent évidemment stratégiques (c'est comme au Monopoly). Ce n'est pas qu'une "totologie": ce sont bien elles qui vont permettre, à l'avenir, -à tous les transporteurs, et non plus à la seule SNCF- l'accès aux clients. Ca veut dire : l'accès aux meilleurs quais de gare, l'accès aux voix de garages, et aussi et surtout l'information des voyageurs. Quid également des guichets- des points de ventes- des concurrents de la SNCF : y'en aura-t-il ? Où seront-ils placés ? En créant cette filiale, la SNCF jure qu'elle va "jouer le jeu" de la concurrence. Ses potentiels concurrents (comme le Français Véolia) ironisent déjà et s'étonnent de la solution retenue par le gouvernement. Cette filiale 100% SNCF (qui a l'avantage, c'est vrai, de ne pas engager le démantèlement de l'entreprise et qui évite, donc, un conflit social). Sauf que RFF, qui gère déjà le réseau, les rails... aurait, par exemple, fait un excellent candidat à la gestion des gares. L'organisme aurait été, en tout cas, a priori au-dessus de tout soupçon. Véolia use, du coup, de cette comparaison "est-ce qu'on accepterait qu'Air France gère Roissy et Orly, à la place d'Aéroports de Paris ?". Réponse de la SNCF et du gouvernement : en Allemagne, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas, ce sont les sociétés "historiques" qui gèrent les gares. La France n'invente donc rien. Elle peut simplement, du coup, se préparer à de futures polémiques, à de futurs litiges. Un peu comme ceux que nous vivons, aujourd'hui, dans la téléphonie. Il n'y a plus un seul paradis fiscal... sur Terre ! En tout cas, plus un seul dans la "liste noire" dressée par l'OCDE, au nom du G20, la semaine dernière. C'est un vrai miracle ! Les 4 pays qui s'y trouvaient inscrits ont été retirés parce qu'ils acceptent, selon l'OCDE, les nouvelles règles de transparence. Ils rejoigent, du coup, les 38 autres de la liste ("grise", cette fois-ci), liste des pays qui s'engagent à coopérer mais qui n'ont pas encore signé suffisament de "conventions fiscales", allant dans ce sens. Les impôts locaux en forte hausse, cette année. Selon un pointage du journal "Les Echos". Pour les 40 plus grandes villes de France, la hausse moyenne sera de 5%. Le record pour la taxe d'habitation va à la ville de Nice (+17,7%). Suivent Argenteuil, Grenoble et Paris, autour de +12%. L'Etat français est, désormais, l'actionnaire principal de BNP-Paribas. A hauteur de 17% et ce, après une nouvelle opération de soutien financier accordée à la banque. L'Etat français, cela dit, ne dispose d'aucun de Droit de vote !

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