C'est l'autre grande rumeur du moment. Qui alimente les "gazettes" économiques: le climat qui se serait particulièrement dégradé, depuis quelques mois, entre le constructeur automobile Renault, et son actionnaire "historique". Entre Nicolas Sarkozy et Carlos Ghosn. Si on en croit les indiscrétions relévées, ici ou là dans la presse, c'est une véritable bataille feutrée, discrète, mais sans pitié qui se déroule, en ce moment, en coulisse. Derrière la façade des déclarations officielles et apaisantes. Pour résumer: le gouvernement reproche, à Renault, de délocaliser un peu trop sa production hors de France. Il aurait, donc, décidé de redevenir un actionnaire "actif": plus question, explique-t-on à Bercy, de se faire "balader" par le management de l'entreprise. En réponse, Carlos Ghosn tenterait, de toutes manières possibles, de limiter le pouvoir de l'Etat, au sein de son entreprise. L'hebdomadaire économique Challenges racontait, ainsi il y a quelques jours, que le patron de Renault aurait imaginé une façon de récupérer les Droits de vote que Nissan détient dans Renault, ce qui lui aurait permis d'organiser, ensuite, la fusion des 2 entreprises dans une nouvelle société. Dont il aurait installé le siège social... aux Pays-Bas! Commentaire, au ministère de l'Industrie: "c'est totalement dingo, cette histoire!". Et de dérouler, ensuite, la version officielle des faits: oui, il y a eu fâcherie entre Renault et l'Etat, mais c'était à la mi-janvier avec l'histoire de la Clio 4 (qui devait être produite en Turquie), mais la rencontre à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy et Carlos Ghosn a permis de clarifier les choses, et depuis leurs relations seraient "exemplaires". Comme on n'est jamais trop prudent, l'Etat a, quand même depuis, changé ses représentants au sein du Conseil d'administration, histoire de montrer sa détermination. Et s'est assuré, également, que les 2 administrateurs indépendants à venir, seront bien ses alliés, au sein de même Conseil. Plus marquant encore (et signe que chaque camp se suit, pas à pas): hier, à l'occasion de l'annonce officielle de l'Alliance entre Renault et l'Allemand Daimler, le gouvernement français a annoncé que pour la première fois depuis bien longtemps, il allait remettre de l'argent au capital de Renault. Autour de 60 millions d'euros. Son objectif? S'assurer de rester le premier actionnaire du groupe. De la prudence? De la méfiance? Non, officiellement, c'est une preuve d'amour! La rumeur encore. Mais cette fois-ci, celle qui fait chuter la Grèce! Depuis 3 jours, c'est bien elle qui destabilise, à nouveau, le pays. Elle dit (la rumeur) que le gouvernement grec cherche à faire réécrire le plan d'aide européen, négocié il y 3 semaines à Bruxelles: Athènes ne voudrait plus (dit la rumeur) d'une participation du FMI. Malgré les démentis officiels, les marchés s'inquiètent, et les taux d'intérêt, sur la dette grecque s'envolent. Ils n'ont jamais été aussi haut, depuis l'entrée de la Grèce dans la zone euro. Dans le même temps, on apprend que les entreprises et les ménages grec -inquiets- ont retiré 8 milliards d'euros des banques du pays. C'est l'équivalent de 4% du PIB. Les mystères du bouclier fiscal... suite. Le nouveau Président de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale, le Socialiste Jérôme Cahuzac, n'a pas obtenu toutes les réponses qu'il attendait, hier, lors de sa visite à Bercy. Le ministère des Finances ne lui pas expliqué, par exemple, comment 14 contribuables français, à la tête pourtant d'un patrimoine de plus de 16 millions d'euros, arrivent à ne déclarer quasiment aucun revenu et, donc, à bénéficier de la proctection du bouclier fiscal. Sans savoir s'il s'agit des mêmes, les 10 premiers bénéficiaires du bouclier ont reçu, en moyenne l'année dernière, un chèque de 7,7 millions et demi d'euros, de la part du fisc.

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