C’est un gestionnaire de portefeuille boursier qui, il y a quelques jours, commentant l’arrivée de Manuel Valls à Matignon, avait fini par lâcher ceci: "en fait, Valls pourrait avoir du bol, et tomber sur un cycle économique favorable. La reprise, on en voit les premiers signaux aujourd’hui, alors pourquoi pas?". Et il poursuit: "c’est la meilleure chose qui pourrait lui arriver, parce que ça donnerait de l’air à son budget. Sans cela, il n'y a pas de mystère: la baisse de 50 milliards de la dépense publique, telle qu'elle est promise, aura forcément un effet récessif sur l’économie française, à court terme". Pour ce fin connaisseur de la bourse (la bourse qui n’aime rien tant que la croissance) mais aussi et surtout pour cet employeur, patron d’une PME, c’est un peu de pouvoir d’achat qu’il faut, maintenant, redonner aux salariés pour accélérer le redémarrage de l'économie française. Du coup, l’idée avancée par le Président de la République, dans son discours post-raclée électorale de lundi dernier, l’idée de baisser les cotisations payées par salariés, pour augmenter mécaniquement leur salaire net, "cette idée est la bonne". Il vient justement de calculer les paies du mois de mars de son équipe. Et prend en exemple, le bulletin de l’une de ses salariés. "Elle gagne, dit-il, 1457 euro nets par mois (il ne l’a pas exprès mais on est tout proche du salaire moyen des employés français) 1457 euros + (précise-t-il) "le remboursement de son abonnement transport", le pass Navigo, en Ile-de-France. Mais, "brut" c’est-à-dire en comptant ses cotisations chômage, retraite et assurance maladie, c’est 1750 euros que je lui doit, auxquels il faut ajouter mes charges patronales, soit un total de 2777 euros (comprenant bien salaire, cotisations salariales et cotisations patronales). "Et il poursuit, si j’ajoute encore, 20% de TVA, je sais qu’il faut que je fasse presque 3500 euros de chiffre d’affaires pour pouvoir lui payer ce salaire de 1457 euros nets". Cette démonstration, implacable, beaucoup de patrons la reprennent en coeur pour appeler à une baisse significative des "charges" sociales. La chef économiste d'une grande banque, croisée récemment, en convient. Mais rappelle qu'on touche, là, le coeur de notre modèle social: "bien-sûr, il paraît coûteux, semble plomber aujourd'hui le redémarrage de notre économie (faisant de la France, le dernier la classe européenne en terme de reprise). Mais "c'est bien notre modèle qui nous a protégé du pire, pendant la crise. Et qui nous protégera des prochaines".

Pan! Une filiale de BNP Paribas écope d'une amende inédite. 10 millions d'euros d'amende et un blâme, infligés par le régulateur français des banques et des assureurs. Cardif -filiale de BNP Paribas- est sanctionnée pour avoir tardé, ou ne pas avoir mis les moyens suffisants pour rechercher les bénéficiaires de contrats d'assurance-vie non réclamés (en l'absence d'héritiers directs). Ce qui lui a permis de conserver indûment d'importantes sommes. Récemment le régulateur avait dénoncé des situations "honteuses, scandaleuses" pour ces contrats dits "en déshérence".Surprise! La famille Moulin, propriétaire des Galeries Lafayette, a révélé, hier, avoir acquis un peu plus de 6% du capital de Carrefour. Ca fait d'elle, le 2ème actionnaire de l'enseigne (derrière le groupe Arnault). Pour la famille Moulin, c'est une opération amicale, un "investissement stratégique et patrimonial".

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.