C'est demain que le gouvernement britannique doit dévoiler officiellement, les grandes lignes de son prochain budget 2010/2011. Et comme l'année prochaine sera aussi une année d'élections générales en Grande-Bretagne, c'est une lecture "très politique" qu'il faut avoir des mesures attendues. La victoire des Conservateurs étant annoncée, le gouvernement de Gordon Brown tente de leur couper l'herbe sous le pied sur le thème de la réduction des déficits publics D'abord, petit rappel du contexte: l'économie britannique, c'est la grande malade de l'Europe. Ses banques ne vont pas vraiment bien, et le pays vit son 6ème trimestre consécutif de récession... alors que la France et l'Allemagne s'en sont sortis (faiblement) après 4 trimetres dans le rouge. Le recul du PIB britannique, cette année, devrait avoisiner les -4,75%... avec ce résultat catastrophique pour les finances de l'Etat: un déficit à plus de 12% du PIB! Voilà pourquoi, la dépense publique est devenu l'un des thèmes de la pré-campagne électorale en cours, de l'autre côté de la Manche. Les Conservateurs étant jugés plutôt bons sur cette question, Grodon Brown multiplie les initiatives sur ce terrain. En octobre, il annonçait une vague de privatisations. Demain, son ministre des finances pourrait (il paraît que ce n'est pas définitivement tranché) annoncer la création d'un taxe sur les "bonus" accordés dans les banques. Et tant pis, si à la City de Londres, les dents grinces (mais elles sont sans doute conservatrices...). Autre initiative: une réduction de 20% du salaire des fonctionnaires les mieux payés de Grande-Bretagne. C'est habile: ça pourrait plaire à l'electorat populaire du Labour. Ca ne rapportera que 100 millions de livres (c'est peu), mais Gordon Brown martèle déjà que ça permettra de payer 3200 infirmières ou 2 200 professeurs. Voilà l'argument électoral "massue": le Premier ministre britannique veut tailler dans la dépense publique, tout en se faisant le défenseur des services publics. C'est clairement son va-tout électoral. Les banques françaises vont devoir fermer des agences! C'est évidemment un sujet très sensible pour les salariés, les clients et les élus locaux des zones rurales. Jusqu'ici d'ailleurs, les grandes banques françaises ont souvent renoncer à procéder à de telles fermetures. Mais ce temps-là serait révolu, si on en croit le cabinet en conseils stratégiques, Sia Conseil. Pour faire des économies, elles n'auraient plus d'autres choix que de fermer des agences. Selon ses estimations, d'ici à 2012, autour d'un millier d'agences bancaires (un peu pluss, un peu moins..) pourraient fermer. Plus de 2000 postes pourraient être alors supprimés. Soyons clair: du côté des banques, aucun projet de ce genre n'est annoncé à ce stade. Le salaire: première source d'insatisfaction des Français. C'est l'INSEE qui l'affirme, dans une enquête publiée ce matin. Elle porte sur 2007. Le salaire arrive, donc, devant les horaires ou les conditions de travail. A la question combien vous manque-t-il? La moitié des salariés français réclament au moins 350 euros de plus, par mois. Aux Etats-Unis, "le retour de la croissance est loin d'être acquis". Déclaration, hier, de Ben Bernanke, le patron de la Réserve Fédérale américaine. Traduction, sur les marchés. L'heure de la hausse des taux d'intérêt n'est pas encore venue. Aujourd'hui, Barak Obama doit dévoiler un "plan anti-chômage".

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