C'est ainsi qu'un spécialiste du secteur des télécoms commentait, hier soir, l'épilogue du "grand feuilleton de la hausse de la TVA", qui nous a occupé pendant de si longues semaines. Je ne vais pas vous re-raconter tout le film (il a commencé, l'été dernier), je vais me concentrer sur la fin: cette la volte-face, dans l'après-midi d'hier, de SFR et d'Orange, qui ont décidé, finalement, de ne pas répercuter cette hausse de TVA sur les contrats en cours (pas sur les nouveaux): ce qui met fin à la possibilité de résilier sans frais son abonnement. Pas de hausse de prix: les consommateurs, et l'association UFC-Que choisir qui est montée au créneau, peuvent savourer leur "victoire". Le gouvernement, également, peut "faire le beau" puisque comme il l'avait dit, et on ne voulait pas le croire, ce sont bien les opérateurs, finalement, et non les consommateurs, qui vont payer ce surplus de taxes. Bouygues Telecom et les opérateurs virtuels, comme Virgin mobile, peuvent également se frotter les main. En rappelant que c'est un peu grâce à eux que tout ça arrive. Eux qui avaient, dès le départ refusé de répercuter l'augmentation de la TVA. Dans ce secteur des télécoms où on suspecte en permanence une "collusion" des opérateurs sur les prix (et on a pas tort: l'histoire l'a montré), la concurrence semble avoir joué. C'est un petit événement! Alors il y a quand même, un grand perdant dans cette histoire, c'est SFR, la filiale de Vivendi. C'est cet opérateur que tout le monde pointe du doigt, ce matin. Y compris Orange qui estime que sans les maladresses de son concurrent, il n'aurait pas été obligé, lui, de renoncer à l'augmentation de ses tarifs. En fait, on accuse SFR d'en avoir trop fait pour empêcher ses abonnés de résilier: une grille tarifaire incompréhensible (où la hausse était de 2 euros par mois en moyenne, mais jusqu'à 9 euros sur certains forfaits), une clause de non-résiliation rajoutée en décembre et, finalement jugée "caduque" par la DGCCRF. La répression des fraudes, très fâchée. Enfin, la multiplication des procédures, histoire de décourager les candidats au départ. Tout ça a crée une "grande confusion" reconnaît, dans un bel euphémisme, SFR lui-même, qui a été submergé par les appels de ses abonnés: 800 mille, dès le premier jour. 8 fois plus que d'habitude. En 4 jours, 45%, presque la moitié de ses clients ont appelé pour, au minimum, se renseigner. Pour SFR, il était plus qu'urgent de mettre fin à ce "grand n'importe quoi". Le déficit commercial de la France se creuse, à nouveau. Pour 2010, il devrait se situer autour 51 milliards d'euros. Le montant définitif sera connu dans une heure. C'est la 2ème plus mauvaise performance de l'histoire de l'économie française. Et la première ne date que de 2008. Avec l'augmentation du prix du pétrole, c'est notre "facture énergétique" qui explique, en grande partie, ce nouveau dérapage du commerce extérieur. Si les exportations françaises progressent (de plus de 13%), elles restent trop faibles dans les pays à forte croissance: la Russie, le Brésil, l'Inde et la Chine. La Chine où l'Allemagne vend 4 fois pluss que les entreprises françaises. Emploi des jeunes et dépendance. Ces 2 gros dossiers sont lancés ou relancés aujourd'hui. La dépendance avec un discours attendu de Nicolas Sarkozy, à la mi-journée. L'emploi des jeunes, avec l'ouverture de négociations syndicats-patronat, ce soir.

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