Le gouvernement, comme les élus de la majorité affûtent leurs arguments. Hier, certains commentaient, déjà, ce chapitre qui ne devrait pas passer pas inaperçu. Tout à l'heure (avant midi), la Cour des Comptes publiera son toujours très attendu Rapport annuel. Didier Migaud, le premier président de la Cour des Comptes, l'a, officiellement, remis, hier soir, au Président de la République. Des copies circulent, aussi, au Parlement, et, avec, les premiers commentaires. A ce stade, c'est la partie consacrée aux finances publiques qui fait parler. Ce n'est, évidemment, pas surprenant en cette période d'autant que la Cour des Comptes rappelle "leur caractère critique en ce début d'année". L'action du gouvernement, qui affiche sa volonté de réduire le déficit et qui fixé un cap, précis pour les prochaines années, est, donc, décryptée, analysée, disséquée. Mais, c'est dans la 2ème partie du Rapport qu'on devrait trouver, semble-t-il, le chapitre le plus sensible. Dans cette partie (c'est chaque année pareil), la Cour revient sur ses préconisations passées. Et regarde si les efforts demandés, il y a quelques mois, ont été suivi d'effets. Elle peut adresser quelques satisfecits. Mais, peut rappeler, aussi, que les choses n'avancent pas assez vite. Ou carrément "alerter". Cette année, elle revient, ainsi, sur la guerre, déclarée, aux niches fiscales. Et, semble-t-il, elle prévient: les "réformes ne sont pas suffisantes!". La Cour le répète: la réduction des niches ficales, c'est aujourd'hui le principal levier pour redresser les comptes de la France. En 2010, on estimait qu'elles "coûtaient" à l'Etat, quelques 70 milliards d'euros par an. Le gouvernement a promis de les réduire de 10 milliards. La Cour trouve que ça va pas assez loin. Elle préconiserait de pousser l'objectif à 15 milliards. Surtout, elle se montre critique sur presque l'ensemble de la méthode adopée par le gouvernement: la définition des niches reste trop vague, l'estimation de leur coût encore trop aléatoire, la réalisation des économies en dessous des objectifs. Par exemple, le "coup de rabot" sur les niches, tellement mis en avant, est beaucoup trop limité, estime la Cour. Qui renouvelle certaines de ses préconisations comme la réduction des aides pour les emplois à domicile, la fin de la TVA réduite dans la restauration, ou la fin des défiscalisations "Girardin" pour l'outre-mer. Il subsiste "d'importantes marges pour baisser le coût de ces niches fiscales" semble expliquer la Cour des Comptes. Une pierre, dans le jardin du gouvernement, qui va répéter, pour sa défense, avoir déja beaucoup fait. Mais aussi un encouragement... par exemple, pour le Parti Socialiste qui compte, beaucoup, sur la réduction des niches, pour "boucler" le financement de son programme.

Aux abonnés reconnaissants. La marque France Telecom disparaît, c'est fait. L'opérateur historique, l'ancien monopole français, a annoncé, hier, l'extinction définitive de sa marque. "Orange" devient l'unique dénomination commerciale. La marque "France Telecom" était encore utilisée pour les offres de téléphonie fixe. Il y a encore 18 millions d'abonnés au seul téléphone"fixe", en France. Dès ce mois-ci, leur facture sera, donc, avec l'en-tête "Orange".

Où ça, une récession? "La zone euro n'est pas forcément en récession": déclaration (rassurante), hier, du patron de la Réserve Fédérale américaine. Ben Bernanke, à Washington, a déclaré que si certains pays du sud de l'Europe sont, effectivement, dans le rouge, ce n'était pas forcément le cas de l'ensemble du continent européen.Vive le sport! Lagardère en difficulté. Le groupe a publié, hier, un chiffre d'affaires annuel en baisse de presque 4%. Surtout, il doit enregistrer une perte comptable de 900 millions d'euros, dues, essentiellement, aux mauvais résultats de sa filiale de gestion de droits sportifs.

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