C'est une surprenante "sonnette d'alarme" qui a été tirée, cette semaine. Une alerte que je vous résume: "en France, en Europe, on pourrait, bientôt, manquer de riz basmati !". On ne rit pas, c'est très sérieux. Et ce n'est pas qu'une question pour "bobos" parisiens, le riz basmati est très apprécié, très consommé en France. Un paquet de riz sur 3, vendus en grande surface, c'est du riz basmati. Il est nettement plus cher que le riz blanc classique, mais on aime, apparement, son goût parfumé, sa forme, sa texture. Il est produit majoritairement en Inde mais voilà, les importateurs français, cette semaine, ont fait savoir qu'ils rencontraient, aujourd'hui, les pires difficultés pour s'approvisionner. Les prix du riz basmati flambent. Et les livaisons tardent. L'histoire, au fond, est d'une banalité confondante pour une matière première agricole. Ces dernières années, la production de rix basmati a été abondante. Trop. Les prix ont chuté, si bien que pour la récolte 2012, les paysans indiens se sont tournés vers d'autres variétés, poussés d'ailleurs par les autorités indiennes qui subventionnent le riz classique, consommé localement. Résultat: on a semé 30 à 40% de riz basmati en moins. Mécaniquement, les prix s'envolent: la tonne de basmati est passé de 530 à presque 900 dollars. L'euro fort n'atténue que trop faiblement le phénomène, qui se double d'un autre: la rétention des livraisons. Les exporateurs et les négociants indiens "font défaut" pour faire monter, un peu plus encore, les prix. Vendre au plus offrant. Thierry Liévin, le président de la rizerie française, explique: "la récolte de riz basmati, dans la région du Punjab, se termine en novembre. Il faut un moins et demi d'acheminement par les mers. C'est, donc, mi-janvier que les cargaisons débarquent normalement mais cette année, rien n'est arrivé!". Les importateurs français s'inquiètent: ils n'ont qu'un mois/un mois et demi de stocks. Ensuite, ce sera thériquement la pénurie de riz basmati, et le retour au riz blanc et fade comme à la cantine! Alors, il faut vite relativiser: personne ne croit vraiment à ce scénario. Il sert, surtout, d'argument aux importateurs français, dans les négociations en cours avec la grande distribution. ils veulent, tout simplement, obtenir la répercussion de la hausse des cours mondiaux, sur le prix des paquets! Le riz basmati, on devrait donc continuer à en trouver. Mais, peut-être 20 à 25% plus cher.

Dégradeur dégradé. L'agence de notation Fitch vient de dégrader Standard & Poor's! Fitch a décidé, cette nuit, d'abaisser la note de McGraw-Hill, la maison-mère de Standard & Poor's. Elle est désormais notée BBB+. C'est, un peu, l'histoire de l'arroseur arrosé. Fitch pointe la plainte du gouvernement américain contre Standard & Poor's pour justifier sa décision. Les Etats-Unis lui réclament 5 milliards de dollars pour sa responsabilité dans la crise financière.Pas contente. Le Medef durcit le ton face au gouvernement au sujet de la transcription, dans la Loi, de l'Accord sur la réforme du travail, signé le mois dernier. Laurence Parisot a fait savoir, hier soir, qu'elle n'apprécie pas la version actuelle de l'avant-projet de Loi. 5 points précis la chagrine: l'un concerne la généralisation des complémentaires santé à tous les salariés. Un autre ce qu'on appelle les "Droits rechargeables" pour les chômeurs. Le gouvernement se donne, le week-end pour rediscuter, avec le Medef notamment, avant de transmettre son projet au Conseil d'Etat, pour avis.Inquiet. PSA passe près de 5 milliards d'euros de pertes dans ses comptes. 4 milliards 7 exactement de "dépréciations d'actifs", écritures comptables, qui ne pèsent pas sur la trésorerie, mais qui traduisent l'inquiètude du constructeur. "La crise de l'automobile en Europe sera plus longue que prévu" dit-il.

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