On le sait, dans les grandes négociations sociales, il y a 2 temps. Celui de le négociation, à proprement parlé... du "marchandage" (sur quoi je reste intransigeant, sur quoi je lâche du lest) et puis vient le temps où il faut décider si, oui ou non, on signe. On en est là, aujourd'hui, dans le dossier de l'assurance-chômage. Un projet d'Accord a été trouvé, à la veille de Noël et depuis, les organisations syndicales et patronales réflechissent. Mardi (c'était attendu), la CGT a décider de ne pas signer: "le texte est trrop déséquilibré" affirme l'organisation de Bernard Thibault: "le patronat ne fait que reprendre d'une main ce qu'il a accorde de l'autre". Hier, à son tour, Force ouvrière rejeté le texte. Là, il y avait un "petit" suspens parce que ces derniers mois, on disait Jean-Claude Mailly tenté de revenir dans le jeu paritaire à l'Unedic. C'est non, finalement. Les arguments sont les mêmes qu'à la CGT: avec les nouvelles règles sur la table, 100 mille chômeurs de plus seront indemnisés (c'est un progrès) mais à l'inverse, d'autres (plusieurs milliers... notamment les plus de 50 ans) risquent de voir la durée de leur indemnisation chômage être fortement réduite. Autre critique: alors que le chômage repart à la hausse, FO (comme la CGT) trouve "choquant.. indécent" qu'on envisage de baisser les cotisations, à la demande du Medef. On attend maintenant la décision de la CFTC (elle aussi pourrait dire "non") et des cadres de la CGC (plutôt "oui"... on verra). Reste la CFDT. Dans une situation bien délicate. Elle soit décider ce matin. Elle aussi pèse depuis Noël, les "+" et "-" de ce projet d'Accord mais François Chérèque l'a dit (c'était sur France Inter d'ailleurs) pas question de signer seul, et d'endosser une nouvelle fois les habits du "social traitre", comme la dernière fois, avec les intermittents du spectacle. La CFDT pourrait s'en tirer en demandant au gouvernement (qui doit valider, au final, l'Accord) d'améliorer certains aspects du texte, notamment pour les travailleurs les plus précaires. Réponse à la mi-journée. CAC40, connaît pas la crise? C'est le journal "Les Echos" qui l'affirme, sur la foi des premières prévisions des analystes des marchés financiers. Ils anticipent, en effet, un recul très limité des profits des 40 valeurs phares de la Bourse de Paris. Y compris pour cette année. En 2008, au total, le CAC40 devrait engranger 94 milliards d'euros de profits. Contre 100 milliards en 2007. Total et Arcelor Mittal resteront les plus gros contributeurs, avec des profits... en hausse! AirFrance KLM sur le point de conclure avec Alitalia. La compagnie franco-néerlandaise pourrait prendre 25% de sa consoeur italienne, tout juste sauvée de la faillite. Décision, sans doute, demain. Des milliers de milliards. Le déficit budgétaire des Etats-Unis est estimé à mille 200 milliards de dollars! Ca représente plus de 8% du PIB américain. Avec le plan de relance que prépare Barak Obama, le déficit dépassera même probablement des 10%. Rappel: en Europe, la limite est fixée à 3%.

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