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L'épargne, l'épargne populaire, tous les politiques le savent: c'est une matière extrêmement dangereuse. A manier avec beaucoup de précaution. Ces derniers jours viennent de le rappeler au gouvernement, si toutefois il l'avait oublié. Il y a peu de chance, en fait: sa "volte-face" sur la taxation des PEA, PEL et l'épargne salariale, lors de la dernière discussion budgétaire est encore toute fraîche. Ce week-end, c'est encore le PEL qui lui a causé des quelques soucis, [le Journal du Dimanche annonçant sa refonte imminente](http://www.lejdd.fr/Economie/Pas-de-reforme-du-plan-d-epargne-logement-mais-647131). Le JDD était catégorique: Bercy y travaille, une réunion avec les banques est programmée, la prime qui accompagne le débouclage de certains PEL va être supprimée. Les 2 ministres concernés, Bernard Cazeneuve, puis Pierre Moscovici ont, finalement, démenti, répétant la leçon retenue: "les détenteurs d'un produit d'épargne doivent pouvoir bénéficier de la stabilité". En fait, le PEL -on le sait- est dans le collimateur du Ministère de l'Economie depuis longtemps. La volonté de le réformer titille Bercy pour de bonnes raisons: le PEL ne sert plus beaucoup à l'acquisition d'un bien immobilier, c'est devenu un simple produit d'épargne, un moyen, aussi, de contourner l'impôt pour certains, ou de décrocher l'aide de l'Etat, un produit "archaïque" selon certains économistes boudé par les banques. Bref, le PEL souffre de beaucoup de maux qu'il serait légitime de vouloir soigner mais la fuite, dans la presse ce week-end, sur son éventuelle réforme a, semble-t-il, douché instantanément les ardeurs de réforme. L'épargne produit sensible: c'est encore et évidemment le cas du Livret A. On connait la formule de fixation de sa rémunération: elle dépend, en partie, du niveau d'inflation. L'inflation est très faible en ce moment, et le 15 janvier prochain, date prévue par la Loi, son application mécanique imposerait de baisser le taux du Livret A à 1%. Contre 1,25% La différence, c'est 8 euros en moyenne par épargnant, 70 centimes par mois. Rien, autrement dit mais hier, Pierre Moscovici a pris les devant: "le gouvernement sera très attentif au pouvoir d'achat des épargnants (70 centimes, donc) le taux de 1,25% est un taux bas". On a compris: il n'est pas question d'aller en deça. C'est le taux plancher du Livret A, son plancher politique. Retour. L'Irlande réussit son retour sur les marchés, et c'est, sans doute, un signe supplémentaire que la situation s'améliore dans la zone euro, en tout cas du point de vue financier. Hier, l'Irlande réussi à placer 3,7 milliards, sur les marchés. 400 banques, fonds de pensions, assureurs, investisseurs se sont présentés pour participer à l'opération, preuve que l'Irlande ne fait plus peur, et que sa dette est "rentable". Le pays obtient un taux d'intérêt à 10 ans de 3,5%. A comparer aux 9% qui, lui étaient proposés, fin 2010, poussant au déclenchement d'un plan de sauvetage du pays.Dé-prime. Qui s'en souvient? La "prime à mille euros" de Nicolas Sarkozy. Lancée mi-2011, elle n'a jamais été de mille euros, en fait: beau "couac gouvernemental" à l'époque. Cette prime, depuis cette date en tout cas, doit être distribuée dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés, qui augmentent leurs dividendes. Son montant est variable. Très variable. Et en baisse continue surtout, selon le cabinet Deloitte. En 2012, elle n'a été que de 270 euros en moyenne. 200 euros, en 2013. Et cette année, elle ne devrait pas dépasser 180 euros
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