C'est un des grands classiques des fins de repas. Ca vous est forcément arrivé: vous êtes 5 (ou 7) à table, le dessert arrive sur la table. C'est une belle tarte, mais voilà: personne ne sait comment la couper en 5 (ou 7) parts égales. En ce moment, c'est un problème du même genre qu'on se pose pour les banques françaises! La seule différence, c'est qu'on "bloque" beaucoup plus tôt pour elles: on ne sait pas, comment les couper en 2. Ce qui est, pour le coup, très simple pour une tarte semble terriblement compliqué pour une banque. C'est pourtant bien l'un des projets du nouveau gouvernement. Une Loi pourrait être votée en ce sens, dès cet été. L'objectif, c'est d'éviter, à l'avenir, de devoir voler au secours, avec l'argent des contribuables, des banques qui ont pris trop de risques. Pendant la campagne, le candidat Hollande le disait ainsi: "il faudra séparer les activités spéculatives des banques, de leurs activités "utiles à l'investissement et à l'emploi". Mais, voilà, c'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Comment s'y prendre? Grosso modo, 2 méthodes ont été avancées récemment. Il y a la méthode américaine, la "méthode Volker" (du nom de l'ancien conseiller de Barack Obama): on interdit les banques de spéculer avec leur propre argent (leurs fonds propres). Et puis, il y a la méthode britannique, dite "Vikers", qui préconise de placer dans une filiale, bien identifiée, les activités de dépôts. Du coup, en cas de problème, on ne sauve qu'elle. Dans ce débat, un cabinet indépendant, Alphavalue, a apporté, hier, une contribution qui fait du bruit dans le secteur. Il préconise, pour la France, la méthode la plus dure possible, c'est à dire une séparation totale, nette et franche (sans filiale, donc) des activités de financement et d'investissement (d'une part) et des acticvité de dépots (de l'autre). C'est, grosso modo, le "Glass-Steagall Act", instauré aux Etats-Unis, après la crise de 29. Pour ce cabinet indépendant, c'est clair: les banques ont commencé "à déraper", dès qu'on a mis fin à cette Loi, au milieu des année 90. Conclusion: la rétablir, aujourd'hui, en France, où la "banque universelle" est la référence, serait bénéfique pour les actionnaires, pour les clients, et pour les déposants. Mais pas pour les dirigeants des banques et les traders. Mais, selon l'étude, ils représentent 2% des salariés des banques. 2% "qui prenent en otage tous les autres".

Combien? Il faudra, peut-être 100 milliards d'euros pour sauver les banques espagnoles. De 40/50 milliards et jusqu'à 100, voire 112 milliards d'euros: ce sont les estimations qui circulent (elles vont du simple au double quand même) de l'ampleur du plan de sauvetage du secteur bancaire espagnol, qui se prépare. Il pourrait représenter jusqu'à 9% du PIB espagnol. Autrement dit, Madrid ne pourra pas s'en sortir seule. Hier, l'agence Fitch a dégradé la note de l'Espagne de 3 crans d'un coup.Quand? Les places boursières, dans ce contexte, restent orientées... à la hausse. Depuis lundi, le CAC 40 à Paris a gagné presque 4%, en 4 séances, toutes positives. Les investisseurs croient à l'intervention prochaine des banques centrales.

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