On est à peine arrivé. On n'est pas encore assis que Jérôme Deschamps, en aparté, livre la recette économique de son succès. "Le secret, explique celui qui est pour une saison encore directeur de l'Opéra Comique, à Paris, "le secret, c'est l'ambition. Quand je suis arrivé ici, poursuit Jérôme Deschamps, au ministère de la Culture, on me disait "mais pourquoi prendre des orchestres et des chanteurs si prestigieux? C'est trop cher!". "C'est une erreur", conteste Deschamps, "c'est au contraire l'ambition qui attire les mécènes, les co-producteurs. Et ce qui paraît plus cher au départ, coûte, au final, beaucoup moins". C'était hier matin, dans le foyer de l'Opéra Comique. Jérôme Deschamps et son équipe organisaient un petit-déjeuner à l'attention leurs mécènes: entreprises, fondations et particuliers. Le mécenat, absolument essentiel, évidemment pour une institution culturelle comme celle-ci. "L'année prochaine d'autant plus", précise le président de l'Association des Amis et Mécènes, le financier Charles-Henri Filippi, la saison va, en effet, compter "double", l'Opéra Comique fêtant ses 300 ans d'existence! On comprend que les mécènes vont devoir se montrer encore plus généreux. Au cours de ce petit-déjeuner, cela-dit, on parlera, finalement, assez peu d'argent. Beaucoup plus de spectacles: un invité, banquier d'affaires, vantant la programmation du lieu, à son voisin, dira, par comparaison, à quel point il s'est ennuyé récemment au Théâtre des Champs-Elysées. "Je suis allé voir Otello, pour la Bartoli, j'ai failli partir à l'entracte". Pour les questions d'argent, la plaquette distribuée est plus explicite. Les formules vont de 12 à 80 mille euros, pour les entreprises. On peut donner plus évidemment. La déduction fiscale de 60% est rappelée à chaque page, et un tableau résume les contreparties: l'apposition des logos, l'accès aux soirées de gala, aux événements hors-les-murs, aux espaces privatisés: tout est là. Les mécènes, explique-ton, viennent aussi (et très souvent) pour financer les programmes à destination du jeunes public. Pour l'Opéra Comique, le but est se faire une place à l'ombre des autres et très grandes institutions lyriques de la capitale."Face à l'Opéra de Paris, le rapport est de 1 à 10", pour le nombre de spectateurs, pour les subventions. "On joue donc, une autre carte. Plus conviviale, plus humaine", explique une reponsable. "Ici un mécène -et c'est très souvent ce qu'il réclame- peut aller plus facilement qu'ailleurs faire un petit tour en coulisse.

Allo? Le nombre de cartes SIM continue de progresser, selon l'Autorité des télécoms, l'Arcep. Fin mars, plus de 77 millions de cartes SIM étaient en service sur le territoire. Ce qui donne un taux de pénétration de quasiment 118%. 118% parce qu'il y a ceux qui ont plusieurs téléphones, comme Nicolas Sarkozy et Paul Bismuth (les offres "sans engagement" boostent le marché), mais il y aussi les cartes SIM dites "MtoM" (Machine To Machine), autrement dit les objets connectés, à internet.A l'eau. Une fusion dans le secteur du café. L'Américain Mondelez, qui commercialise Carte Noire, Grand-Mère, Tassimo, et le néérlandais DEMB (Senseo...), ces 2 groupes ont décider s'unir et former une société unique (basée au Pays-Bas). Leur but: c'est de contrer le Suisse Nestlé, n°1 mondial avec Nescafé, et surtout ses capsules Nespresso.

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