Par Bruce de Galzain.

Le moteur de recherche américain est dans le viseur des autorités. Les autorités fiscales qui lui réclameraient 1 milliards 700 millions d'euros selon Le Canard Enchaîné d'hier et les autorités politiques. François Hollande lui même a reçu le patron exécutif de Google Monde la semaine dernière. Le Président a menacé d'en passer par la loi si d'ici la fin de l'année, Google ne s'entendait pas avec les éditeurs de presse. Ces éditeurs réclament à Google qu'il partage ses recettes ; ils veulent une taxe proche des droits d'auteurs car ils lui reprochent de réaliser de gros bénéfices publicitaires grâce à eux, grâce aux contenus de leurs articles que référence le moteur de recherche. Pour Google, hors de question de payer cette taxe, le groupe menace d'ailleurs de retirer le référencement des sites de presse français comme il l'a déjà fait en Belgique. Mais Google semble tout de même ouvert à la négociation, c'est du moins ce que laissait entendre cette semaine le patron exécutif du moteur de recherche dans le New York Times. Si Google veut éviter une législation qui le pénaliserait, le groupe veut éviter aussi que le fisc s'intéresse de trop près à ses affaires et pourtant c'est bien ce qu'il fait et Google le reconnait enfin. Sur le volet législatif, c'est le président de la commission des finances du Sénat Philippe Marini qui est à la manœuvre pour imposer une loi. Il parle d'une grosse hémorragie de ressources fiscales pour le pays (Facebook, Apple, et Amazon sont dans le même bateau que Google d'ailleurs). Cette hémorragie se chiffre en milliards car Google est un champion de l'optimisation fiscale et Philippe Marini le sait, il a même publié une infographie très parlante des montages financiers du groupe appelée : "double irlandais et sandwich hollandais", un système utilisé pour payer le minimum d'impôt sur les sociétés. Le chiffre d'affaires qui serait réalisé en France par exemple est déclaré en Irlande puis transiterait par la Hollande mais aussi les Bermudes avant de revenir aux Etats-Unis, siège du groupe ! Google affirme être dans la légalité bien entendu sauf que selon Philippe Marini, la frontière est bien mince entre optimisation fiscale et abus de droit ; autrement dit entre ce qui est légal et illégal. De quoi peser sans doute dans le bras de fer qui oppose Google aux autorités !

Dexia bouge encore. Ce qu'il reste de la banque franco-belge continue à coûter très cher ! Cette nuit Paris et Bruxelles se sont mis d'accord pour recapitaliser la banque à hauteur de 5 milliards et demi d'euros. La France a déjà payé 3 milliards en 2008 pour sauver l'établissement sauf que depuis fin 2011 son démantèlement est engagé et la banque a perdu 1 milliard 225 millions au 3ème trimestre, elle vient de l'annoncer.

Famille à crocs. C'est une histoire de famille à crocs. Lacoste passe sous pavillon suisse. Incapable de s'entendre la famille qui détenait la marque depuis sa création il y a 80 ans lâche la griffe pour plus d'1 milliard d'euros au groupe suisse, riche et discret Maus déjà actionnaire de Lacoste.

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