Eric Woerth entame, aujourd’hui, ses consultations avec les banques françaises, et avec les banques étrangères installées en France. Depuis la semaine dernière, le ministre agite (on le sait) une liste de 3000 contribuables, soupçonnés de placer illégalement de l’argent en Suisse. Il les exhorte à se déclarer au fisc. Aujourd’hui, il s’agit, pour Eric Woerth Bercy, d'accélérer sa lutte contre la fraude fiscale. En fait, Eric Woerth tente aujourd’hui, de capitaliser sur son « coup d’éclat » d’il y a 10 jours, de pousser au maximum son avantage sauf que sa fameuse «liste des 3000» pose encore aujourd’hui un certain nombre de questions. La première est tranchée, c’est vrai: la liste existe, bel et bien! 2 députés ont pu la consulter et grâce à eux, on en sait un tout petit peu plus. Les 2 élus ne lâchent aucun nom, évidemment. Même pas en « off » (quand le micro est coupé). Gilles Carrez et Didier Migaud reconnaissent juste que que certains noms de cette liste « retiennent l’attention » mais ils ne précisent pas s’il s'agit de vedettes du show biz, de grande famille d’industriels, de sportifs, de journalistes-radio ou de chefs d’entreprise. On sait une chose de plus, mais ce n'est pas surprenant: cette liste de contribuables recoupe, presque parfaitement, la géographie de l’ISF, l’Impôt de Solidarité sur la Fortune. Beaucoup des personnes de cette liste sont domiciliées en région parisienne. Dans l’ouest parisien pour être précis… les quartiers les plus chics. Certaines de ces personnes sont également domiciliées, dans des régions françaises proches de la Suisse. Il pourrait s’agir, du coup, de travailleurs frontaliers. Il n'y aurait, donc, pas que des fraudeurs sur cette liste.. qui n'est pas une liste d'ailleurs, mais l’aggrégation de plusieurs listes. Aux sources bien différentes. Alors quelles sources? Les hypothèses ne manquent pas. L'une d'elle évoque un changement de la réglementation en Suisse, qui aurait permis, grâce à l'utilisation d'un article du Code des impôts français (le L96A), de recueillir des informations qui jusqu'ici étaient impossibles à obtenir. Un employé d'un filiale genevoise d'une grande française, cité par un journal suisse, révèle que plusieurs demandes du fisc français sont arrivés, ces derniers mois, dans les agences ou les unités de sa banque. Situées, toutes, dans l'ouest parisien. Les OPA, les fusions et les rachats d'entreprises sont de retour! Une conjoncture économique qui s'améliore un peu, des valorisations d'entreprise à la bourse qui restent encore basses et un accès au crédit moins tendu: les conditions semblent réunies pour que reviennent ces grandes opérations. ce matin, dans l'agroalimentaire, l'OPA hostile de Kraft sur Cadbury. Traduction dans la cour d'école: "les biscuits LU contre les Carambar". L'offre frôle l'équivalent de 12 milliards d'euros, mais elle rejeté, à ce stade, par Cadbury. L'autre grande opération du jour, c'est le mariage, en Grande-Bretagne, des filiales britanniques de téléphonie mobile de France Telecom et de Deutsche Telecom. Et pendant que les grandes entreprises font leurs courses... les salariés trinquent! Un peu. Selon une étude du cabinet Hewitt, les salaires en France n'augmenteront que de 2,8% cette année. Et 2,6% l'année prochaine. Des moyennes nationales, aussi faibles (en dessous de 3%) on n'en n'avait pas enregistré depuis une vingtaine d'année, selon cette étude. Le Rafale. Le Brésil engage des négociations pour l'achat de 36 exemplaires de l'avion de combat signé Dassault Aviation. Qui espère conclure le marché, définitivement l'année prochaine.

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