"La hausse de la TVA, je n'y crois pas. Pas maintenant, et certainement pas dans les proportions qui ont été évoquées". C'est un député socialiste, qui connaît bien les questions budgétaires, qui commente, ainsi, la rumeur persistante, depuis la fin de l'été, d'un projet de hausse du "taux normal" de la TVA, un passage de 20 à 22%. La mesure serait... aurait été étudiée, dans le cadre de la préparation du Budget 2015. Michel Sapin, par 2 fois au moins, a dû démentir l'information. La dernière fois, c'était vendredi. "La question n'est pas d'actualité" a répété, le ministre des Finances, alors qu'un député PS, Christophe Careshe, venait de qualifier l'idée de "concevable et même souhaitable". Plusieurs élus socialistes confirment que le débat a bien eu lieu, au sein de l'éxécutif, sur cette question d'une hausse de la TVA. Elle serait définitivement tranchée: c'est non. "Sapin et Hollande sont contre" confirme un député socialiste de la Commission des Finances, à l'Assemblée nationale. Les partisans de cette hausse avançaient un argument d'opportunité: l'inflation étant au plus bas, une hausse de la TVA resterait, relativement, indolore pour les consommateurs, mais permettrait d'engranger des milliards... ces milliards qui manquent, cruellement, pour boucler le budget de l'année prochaine. Ceux qui s'opposaient à l'idée ont usé de l'argument politique, argument "massue": augmenter la TVA, ce serait renier notre engagement à baisser la pression fiscale. Ce serait ravageur. Et peut-être définitif: l'aile gauche du PS , les "frondeurs", jamais ne voteraient, ou laisseraient passer, une telle mesure. Reste qu'après l'opération vérité, que s'apprête à réaliser le gouvernement, sur la croissance ("pas plus de 1% en 2015 et 2016"), sur le déficit ("il repart à la hausse"), le gouvernement n'aura pas le choix, commente un député PS: "il faudra forcément, ensuite décliner: hausse des impôts, malgré les promesses, accélération des économies (là où on a dit qu'on se calmait). Et abondon de nos engagements européens".

Plus court? Le gouvernement réfléchit à raboter le congé parental, selon "Les Echos", ce matin. Dans le cadre de son plan à "50 milliards", le gouvernement est à la recherche d'économies supplémentaires (800 millions d'euros) à réaliser sur la politique d'aide à la famille. La piste étudiée serait le raccourcissement du congé parental, pour le 2ème enfant. L'idée à l'étude consisterait à l'aligner sur celui accordé pour le premier: 1 an. Au lieu de 3. Dans le même esprit, le gouvernement réfléchit à réduire, la "prime de naissance", jusqu'ici identique pour la première comme la naissance.

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