C'est la grande information de la journée d'hier. Une info à "double détente" (si on ose dire) et qu'on peut résumer ainsi: 1- Nicolas Sarkozy recule sur le bouclier fiscal 2- le même Nicolas Sarkozy reconnaît, pour la première fois, qu'il va falloir augmenter les impôts, en France! Pour le Chef de l'Etat, c'est une sorte de double reniement, mais c'est aussi un signal envoyé aux syndicats, alors que commencent, lundi, les consultations en vue de la réforme des retraites. Mais, ce recul, il est encore largement subliminal. Parce que si vous cherchez bien: la double information que je viens de vous donner n'existe pas. Nicolas Sarkozy ne l'a jamais dit, en tout cas! Pas comme ça, et officiellement, pas du tout même puisque cette petite phrase... l'évocation d'un "prélèvement spécifique sur une catégorie de population" qui pourrait être créée à l'occasion de la réforme des retraites... cette "petite phrase qui change tout", officiellement, ce n'est pas le Chef de l'Etat qui l'a prononcé, mais une "source proche de l'Elysée, qui voyageait avec lui hier, en Haute-Savoie (selon une dépêche AFP). Le site internet "arrêt sur image" nous le révèle: en fait, c'est bien NicolasSarkozy, lui-même, qui l'a dit. Mais en "off" comme disent les journalistes. Il s'agit de confidences, que les journalistes peuvent rapporter mais sans citer le Chef de l'Etat. L'aveu d'un "tournant" dans la politique économique du gouvernement: vous l'avez entendu, vous l'avez lu. Mais personne, officiellement, ne l'assume! Le reste, c'est du décryptage (parce que même des propos off, il faut les décrypter!). Que veut dire "un prélèvement spécifique"? Qu'il y aura bien un nouvel impôt! Sur "une catégorie de population": on parle bien des ménages les plus riches! Conclusion: même si le vrai-faux Nicolas Sarkozy d'hier l'a, une nouvelle fois, nié: il s'apprête, bel et bien, à faire une entaille dans son bouclier fiscal. Certes, formellement, il n'y touchera pas mais ce "prélèvement spécifique" (qui reste à inventer) ne sera pas inclus dans le calcul. Autrement dit, le seuil des 50% au delà duquel on ne peut pas être taxé sera bien dépassé, pour tous ceux qui s'acquitteront de ce nouvel impôt: le principe du bouclier est atteint. C'est dit sans être dit! François Fillon part à la "chasse aux niches". Chasse aux niches fiscales et aux niches sociales, cet empilement (historique) de déductions, d'éxonérations, d'abattements et de réductions d'impôts et de charges sociales. Elles représentent, chaque année, un manque à gagner -pour l'Etat- de plus de 70 milliards d'euros. Hier, le Premier ministre l'a confirmé: le gouvernement va proposer de plafonner ou de supprimer certaines de ces niches. Il espère récupérer, ainsi, 2 milliards d'euros par an, pendant 3 ans. Problème cela dit, les "niches" les plus coûteuses sont aussi les plus populaires: la TVA réduite pour les travaux d'entretien, la prime pour l'emploi ou encore les exonérations sur l'assurance-vie. La Grèce plus que jamais, dans la tourmente. Les taux d'intérêt sur sa dette ont continué leur envolée, hier. Alors que la bourse d'Athènes trébuchait, une nouvelle fois. Les marchés craignent toujours une faillite du pays. Un scénario improbable répète Jean-Claude Trichet, le président de la Banque Centrale Européenne. Le succès de l'ipad, la tablette électronique d'Apple. Le constructeur informatique annonce en avoir vendu plus de 450.000 depuis son lancement, samedi dernier. Leurs propriétaires ont déjà téléchargé 600.000 livres électroniques, par l'intermédiaire de la librairie en ligne.

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