C'est un long processus qui devait aboutir, au début du mois de juin prochain. Le 5, exactement. Mais finalement, l'échéance est repoussée. C'est une information de la tribune.fr: le PDG de France Telecom, Stéphane Richard, vient de décider de retirer de l'ordre du jour de la prochaine Assemblée générale de ses actionnaires (prévue le 5 juin prochain, donc) la résolution proposant de changer la raison sociale de l'entreprise. Autrement dit de passer de "France Telecom" (nom qui va disparaître) à "Orange". La décision est hautement symbolique -elle est programmée depuis longtemps- mais elle est, donc, renvoyée à une date ultérieure. Sans doute, en 2013. Stéphane Richard, ex-Directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy, n'a pas perdu ses réflexes politiques: c'est le contexte électoral qui l'a incité à prendre cette décision. L'Assemblée des actionnaires va tomber un mois après l'élection du nouveau Président, et quelques jours avant les Législatives. Du coup, le patron de France Telecom ne veut pas prendre le risque d'être instrumentalisé par le débat politique. D'autant qu'en interne, certains irréductibles ("pas une majorité" selon la direction citée par la tribune.fr, mais quelques uns très motivés) en font une question de principe, et pourraient trouver des relais "politiques" prêts à défendre l'appellation historique "France Telecom". Qu'il préfèrent à la marque mondiale et apatride "Orange". Qu'ils le veuillent ou non: le processus est lancé, et plus rien ne peut l'arrêter. France Telecom, aujourd'hui, ne commercialise plus que des produits et services estampillés "Orange". Même le téléphone fixe a basculé, ces dernières semaines, sous cette marque. En interne, les adresses emails des salariées sont, également, passée à l'orange. Comme les cartes de visite et les lettres à en-tête. Ne restent plus que la raison sociale et le nom du "titre" de l'entreprise en bourse qui soient encore "France Telecom". Mais, voilà: il y a des étapes, très symboliques, parfois difficiles à franchir.

Faillite et primes. Une entreprise en faillite peut-elle, quand même, verser des primes à ses salariés? Ca se passe aux Etats-Unis, et il s'agit de Kodak, placée -on le sait- sous la protection du Chapitre 11- régime qui met l'entreprise à l'abri de ses créanciers, le temps de se restructurer (en France, c'est la "procédure de sauvegarde"). Kodak vient de demander à la justice de pouvoir verser plus de 13 millions de dollars de primes... notamment à ses cadres dirigeants. C'est une question de survie, dit-elle, pour éviter le départ de salariés jugés "essentiels" pour le redémarrage de l'entreprise.Tête-à-queue. Le Sernam. C'est demain que le Tribunal de Commerce doit se pencher sur l'avenir du transporteur routier, "en faillite", lui aussi. Ce n'était plus très clair depuis quelques jours, mais, selon Libération ce matin, Géodis, la filiale de la SNCF, aurait finalement décidé de maintenir son offre de reprise. C'est la seule en lice. Le journal affirme que l'Elysée a fait pression.

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