Ce titre n'a rien à voir avec le sujet mais comme on va parler "cochon" et aussi malencontreusement d'andouillettes, je me suis dit que ça pouvait passer. De quoi parle-t-on alors? D'un sujet très sérieux. D'un pays, la Grèce et de la dégradation, hier, de sa note internationale. Vous le savez, ou vous ne savez pas: la dette de chaque pays est surveillée par les 3 grandes agences mondiales de notation. Elles analysent l'évolution des dettes publiques des pays, leur structure, la politique économique des gouvernements en place également. Et, au final, attribue une note, qui est censée refléter la "qualité" de la signature du pays. Autrement dit, le niveau de risque qu'on prend, si on décide de lui prêter de l'argent. C'est important, aussi, pour les gouvernements parce qu'une bonne note lui permet d'emprunter moins cher. Dans le langage des agences de notation, la meilleure note possible, c'est le triple A: AAA. C'est là où on pense aux andouillettes, puisque les meilleures d'entre elles, sont notées "quintuple A". La Grèce, hier, a donc été rétrogradée: elle est notée, désormais "3B+" (catégorie risquée), et ça suscite beaucoup d'inquiètude en Europe. C'est le "syndrôme Dubaï" pour faire court: la crainte d'une possible faillite d'un Etat, mais cette fois-ci au sein de la zone euro! On n'en est pas là. Loin de là. Mais à Bruxelles, on le reconnaît: c'est un sujet de préoccupation. Notamment parce que d'autres pays pourraient être, dans un avenir plus ou moins proche, à leur tour "rétrogradés". On les appellent les PIGS... "cochons" en anglais. PIGS, un acronyme volontairement péjoratif, qui désigne le Portugal, l'Irlande (et pas l'Italie comme je l'ai dis à l'antenne, ce matin... honte à moi!), la Grèce et l'Espagne (Spain, en anglais). Ces pays, en ce moment, sont particulièment surveillés. Ils inquiètent. C'est le deuxième effet de la crise: avec les subprimes, c'est la dette privée (celles des banques) qui nous a sauté à la figure. Les Etats ont épongé en s'endettant massivement à leur tour. Et maintenant, c'est donc leur dette, la dette publique qui préoccupe! Les sénateurs ont adopté, à leur tour hier, le budget 2010. Et dans la série "faites ce que je dis, pas ce que je fais", les sénateurs qui affirment s'inquièter beaucoup de la dérive des comptes publics et de la dette, ces mêmes sénateurs ont alourdi de presque 2 milliards d'euros le déficit voté à l'Assemblée. Il est, du coup, prévu à plus de 117 milliards pour l'année prochaine. Le Projet de Budget pour 2010 doit maintenant être soumis à une Comission Mixte Paritaire Sénat-Assemblée nationale pour son adoption définitive. L'avenir d'Heuliez, toujours en suspend. Alors qu'une Assemblée générale des actionnaires est convoquée, aujourd'hui, l'administrateur judiciaire de l'équipementier automobile, installé en Poitou-Charentes, demande au repreneur, Bernard Krief Consulting, de verser au plus vite l'argent qu'il a promis d'injecter dans l'entreprise. Récemment, c'est l'Etat qui s'était officiellement inquièté de l'absence des versements prévus. Au Congrès de la CGT à Nantes: les contestataires se comptent. Le bilan du mandat de la direction sortante a été approuvé, hier, à 77%. C'est 5 points de moins que lors du précédent Congrès, il y a 3 ans. La réélection, vendredi, de Bernard Thibault n'en n'est pas moins assurée.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.