Nicole Bricq a adoré les émissions spéciales de France Inter, pour ses 50 ans. "Je préfère France Culture, mais, ce dimanche, je me suis régalée en écoutant, l'émission sur le jazz, ou le Masque et la plume "spécial", réalisés depuis le théâtre de l'Odéon" explique la ministre du Commerce extérieur. "J'ai écouté en faisant mon ménage", précise-t-elle, avant de lâcher ce conseil: "dites-vous bien qu'à 50 ans, tout commence!". Ce n'est pas pour parler de France Inter, évidemment, qu'on appelait hier soir, la ministre. C'était pour évoquer, avec elle, un événement passé beaucoup plus inaperçu que notre anniversaire, finalement: la signature, ce week-end à Bali, d'un Accord à l'OMC, l'Organisation Mondiale du Commerce. Le premier, en fait, le seul signé au sein de cette institution, créée en 1995, et enlisée depuis 2001, dans un cycle de négociations, baptisé "cycle de Doha". Le silence quasi-général qui a accompagné cet Accord de Bali inquiète Nicole Bricq: "on est passé de la constestation de l'OMC à l'indifférence, ce n'est pas bon", dit-elle, alors qu'elle estime qu'il y a plusieurs raisons, malgré tout, de se réjouir. Le texte signé est minimum, il ne représente seulement que 10% des objectifs fixés initialement, il ne fait pas tomber de nouvelles barrières douanières, n'ouvre pas à la concurrence de nouveaux marchés (ce que certains pourront regretter), mais le fait qu'il existe, qu'il soit signé relance l'OMC et c'est, pour la ministre française comme beaucoup d'autres, son principal intérêt. C'est, donc -pour résumer- "un Accord qui préserve la possibilité d'autres Accords", et on comprend que, dans l'état de l'OMC aujourd'hui, c'est déjà beaucoup. Nicole Bricq explique: relancer l'OMC, c'est préserver le multilatéralisme et ça c'est bon pour les pays les moins développés, qui gardent un droit de regard alors qu'ils sont exclus des grands Accords bilatéraux, type Europe-Etats-Unis, qui s'imposent, pourtant, ensuite au reste du monde. La ministre française, toujours dans la défense des "plus petits", note aussi que l'Accord de Bali de ce week-end, engage une sorte de "choc de simplification", au niveau mondial, des procédures douanières: la numérisation des documents, l'accélération du passage des denrées périssables aux douanes: autant mesures qui vont "aider nos PME exportatrices" dit-elle. Nicole Bricq veut surtout croire qu'avec ce qui s'est passé à Bali, la semaine dernière, c'est une nouvelle ère démarre pour l'OMC. L'Inde, qui a bloqué sa signature juqu'au dernier moment, a réussi, finalement, à imposer ses stocks alimentaires pour aider ses pauvres. La preuve, pour la ministre, que la mondialisation ne peut plus se faire que par le seul commerce, mais qu'elle soit s'étendre à bien d'autres aspects: la sécurité alimentaire donc, l'environnement ou encore les normes sociales.

Dégraissage. EADS va annoncer entre 5 et 6 mille suppressions de postes, aujourd'hui. Et c'est l'Allemagne qui devrait être la plus touchée par ce plan de restructuration et de réorganisation de la maison-mère d'Airbus. Il passe par la fusion des activités de défense, du spatial et des avions militaires. L'aéronautique civile, en revanche, devrait être épargnée. Selon le Figaro ce matin, les 5 à 6 mille suppressions de postes envisagées devraient se faire sans licenciements secs. Des regroupements de sites sont, également, prévus.Relais. Claude Perdriel est prêt à céder le contrôle de son journal, le "Nouvel Observateur". A 87 ans, il annonce chercher un ou plusieurs actionnaires, "minoriraires ou majoritaires" précise-t-il. Claude Perdriel veut, en tout cas, quelqu'un "qui lui ressemble, capable de garantir l'indépendance éditoriale du NouvelObs et sa ligne sociale-démocrate". Il cite un nom, celui Xavier Niel, le patron de Free.

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