Le "bilan de l'année 2009" pour la restauration, vient d'être dressé (publié, hier, par l'institut NPD) et, comme pour beaucoup d'autres secteurs, il est mauvais! L'année dernière, la fréquentation des cafés, des restaurants et des fast-foods a reculé. Assez nettement. Et comme un malheur ne vient jamais seul... cette baisse de la fréquentation s'est également, accompagnée d'une baisse du ticket moyen... de "l'addition moyenne" laissée par les clients. Résultat: le chiffre d'affaires du secteur a reculé de 1,8%, en 2009... 600 millions d'euros de perdus, au total! Alors évidemment, les situations varient selon le type d'enseigne. La restauration rapide, par exemple, s'en sort finalement plutôt bien en 2009: elle évite le pire! La fréquentation est restée quasiment stable: ce qui fait que sa part de marché progresse encore: 7 repas sur 10 se prennent, désormais, dans le cadre de la restauration rapide. Mieux encore pour ce secteur, la dépense moyenne progresse. On lâche, en moyenne 4 euros 40 pour un "repas" (disons-le comme ça), pris sur le pouce. Pour les restaurants traditionnnels, en revanche, c'est la débandade: la fréquentation, sur l'ensemble de 2009, a reculé de 4,2%. La baisse de la TVA, au 1er juillet, n'a pas inversé la tendance. Elle a juste permis de l'adoucir un peu. On le sait, la répercussion sur les prix n'a pas été générale, loin de là: on nous avait promis une baisse de 3%, elle n'a été que de 1,4% (moitié moins...), selon l'INSEE. Le client -pas bête- ne s'est pas laissé abusé. Sauf que, là encore, il faut regarder ces chiffres plus en détails: les grandes chaînes de restaurants, elles, affichent des performances en hausse, au secon semestre. Elles tirent profit, elles, de la baisse de la TVA. Parce qu'elles l'ont appliqué de façon plus systématique? Peut-être. Sans doute, même. Parce que, surtout, elles ont beaucoup communiqué, fait beaucoup de la pub autour de la baisse de certains de leurs produits (pas tous, loin de là!). Les "petits" restaurants, eux, ont été plus défensifs qu'offensifs: avec la baisse de la TVA, ils ont préféré soigner, disent-ils, leurs salariés (en augmentant leurs salaires). Et ils ont aussi consolidé leurs marges. Ou épongé leur dette... pour "passer" cette terrible année 2009. La crise de la dette "couve" toujours. Il ne faut surtout pas s'arrêter au léger rebond des places boursières, hier. Ni même à la stabilisation de l'euro, autour de 1,36 dollar. Pour la Grèce, le Portugal et l'Espagne, la journée d'hier n'a pas été bonne: les marchés financiers ont maintenu la pression sur eux. Les taux sur la marché de ce qu'on appelle les CDS (sorte de bons d'assurance contre le risque de faillite d'un Etat) ont encore grimpé, ce qui veut dire que les craintes ne se sont pas apaisées. Et que la spéculation continue. Après l'accélérateur, après les tapis de sol, les freins! Toyota rappelle, ce matin, 400 mille voitures hybrides, à travers le monde. Principalemernt la Prius dernière version. En raison d'un défaut dans leur système de freinage. Le constructeur annonce également qu'il suspend, au Japon, la commercialisation de plusieurs modèles. L'intersyndicale... prête à mobiliser dès le mois de mars contre la réforme des retraites. C'est ce qui ressort de la réunion, hier, de 7 des 8 centrales syndicales. Force ouvrière "boudait" le rendez-vous. Pour l'heure, elles s'en tiennent à un "avertissement" lancé au gouvernement avant le Sommet social de lundi prochain, à l'Elysée.

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