Comme les particuliers, comme les entreprises, qui se heurtent au refus des banques. Comme les banques elles-mêmes, qui affirment rencontrer des difficultés pour se refinancer, ce sont les Etats qui, en ce début d'année, commencent à avoir des "sueurs froides". Ils vont avoir besoin, cette année, de milliers de millards, pour financer leur plans de relance. Ces milliers de milliards s'ajoutent "au quotidien", c'est-à-dire au financement de leur déficit, ainsi qu'au remboursement de toute la dette accumulée. Ca donne le tournis et ça inquiète, donc : est-ce que les Etats vont trouver l'argent ? Pour se financer, un Etat émet ce qu'on appelle des "Bons du Trésor". Ce sont des produits plutôt sûrs, et au pire de la crise, l'année dernière, ils se vendaient "comme des petits pains". Mais, en ce début d'année, ça se complique. L'Allemagne -pourtant un pays très fiable sur le plan financier, peu endetté- vient, en effet, de rater sa première opération de l'année. Elle souhaitait "lever" 6 milliards d'euros, elle n'en a obtenu, finalement, que 4 au prix qu'elle souhaitait. Ce n'est, peut-être, qu'un "accident de parcours", mais les spécialistes le disent, si les investisseurs reprennent le goût du risque sur les marchés, dans les prochaines semaines, ils pourraient se détourner des emprunts d'Etats. La conséquence : c'est que les gouvernements n'auront alors pas d'autres choix que d'augmenter la rémunération qu'ils proposent, leurs taux d'intérêt. Bref, ça va leur coûter bien plus cher que prévu, ça va nous coûter plus cher que prévu, parce que tout ça, évidemment, ce sont nos impôts de demain et d'après-demain ! Les mauvaises nouvelles continuent d'arriver. Hier, ça n'a pas arrêté. D'abord en Europe, où les indices publiés montrent que la confiance est au plus bas, chez les consommateurs, mais aussi chez les chefs d'entreprises. L'Office européen de la statistique a confirmé, également, que la zone euro est bel et bien en récession pour la première de son histoire. En France, d'autres prévisions montent que presque aucun secteur de l'industrie n'échappera à la récession, cette année. L'électronique de défense, la pharmacie et l'aéronautique devraient s'en sortir. Le Plan de relance de Barack Obama. . Il a été dévoilé hier, et il passera, comme prévu, par de fortes réductions d'impôts. Natixis, encore. La filiale des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires pourrait afficher jusqu'à 2 milliards d'euros de pertes, sur 2008. Information des "Echos", ce matin.

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