Vendredi après-midi, pas lontemps après le début de la "grande panne", Stéphane Richard le patron de France Telecom/Orange a pu rapidemement rentrer, à Paris et rejoindre la "cellule de crise", mise en place. Même retour précipité pour Delphine Ernotte, la patronne d'Orange France. En revanche, d'autres patrons ou cadres dirigeants de l'opérateur sont restés longtemps injoignables puisque leurs téléphones étaient, comme ceux des 26 millions d'abonnés "Orange", tombés en panne! C'est le journal Les Echos, qui raconte ça, ce matin: c'est finalement grâce à Gervais Pellissier, le n°2 du groupe qu'on a, finalement, pu les joindre. Il a dirigé la filiale espagnole d'Orange et a gardé sa carte SIM espagnole: il a donc pu appeler ses collègues du comité exécutif... sur leurs téléphones fixes. Comme des millions d'autres histoires de ce genre, vécues vendredi, ce sont des détails de ce genre qui révèlent notre dépendance au téléphone portable et aux nouvelles technologies. Dans le Figaro, Stéphane Richard, le patron d'Orange, s'explique, à nouveau ce matin. Et répète cette phrase entendue mille fois après des catastrophes plus ou moins dramatiques: "le risque zéro n'existe pas!". "Déjà, dit-il nous avons appris de cette panne: si elle devait se reproduire, on saura la résoudre en moins d'une heure". Au lieu de douze, comme vendredi. Il le répète: il s'agit d'une "panne logicielle". Rien à vous avec l'arrivée de Free, avec l'explosion du trafic de données, ou avec un manque d'investissements: "la machine qui faisait tourner le logiciel a à peine 1 an" précise le patron d'Orange qui affirme avoir reçu le soutien, en pleine crise, de ses concurrents compatissants. Mais qui doivent, tout de même, se réjouir en se disant qu'Orange aura du mal à maintenir ses publicités vantant la qualité supérieure de son réseau. Stéphane Richard, dans le Figaro ce matin, défend, également, l'indemnisation proposée à ses clients et critiquée par les Associations de consommateurs. D'abord sur le mode "on fait plus que Bouygues ou Free", qui ont connu des pannes similaires, par le passé. Puis en expliquant qu'il est impossible de laisser chaque client choisir la journée de communication qui lui sera offerte, en guise de compensation "pour des raisons informatiques compréhensibles" dit Stéphane Richard, sans en dire plus. L'informatique, encore elle.

Compétitivité. La "compétitivité" de l'économie française est l'un des thèmes de la Conférence sociale qui se tient, aujourd'hui et demain. Pour le gouvernnement, cette "conférence" doit marquer le début d'un renouveau du dialogue social, en France. Un processus long, abordant de nombreuses questions: l'emploi restant la priorité. Pour le patronat et de nombreux économistes (notamment ceux réunis, ce week-end, aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence), c'est en améliorant la compétitivité de l'économie française qu'on s'en sortira. Une idée domine: le tranfert de 30 à 50 milliards d'eruos de charges pesant sur les entreprises, vers (par exemple) la CSG, payée notamment par les salariés. Ce serait une sorte de "CSG sociale", sur le principe de la "TVA sociale" que Nicolas Sarkozy voulait mettre en place.Europgroupe. La France et l'Italie appelent les dirigeants de la zone euro a traduire rapidemment dans les actes, les décisions prises au dernier Sommet européen, comme le système d'aide directe aux banques en difficulté. La Finlande et les Pays-Bas ont semé le trouble, la semaine dernière, en exprimant ceratines réserves.

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