Bruce de Galzain

C'est un secteur clairement identifié par le gouvernement : le marché très déprimé du logement pèse sur la croissance. Au point que les difficultés de ce secteur pourraient faire perdre 0,4 points de PIB à la France cette année alors que l'Insee prévoit une croissance de seulement 0,7%. Mais autrement dit si l'effort est porté sur ce secteur alors la croissance peut en profiter rapidement. C'est en tout cas ce que pensent le Premier ministre, la ministre du Logement et le ministre des Finances Michel Sapin, pour qui la construction de logement est le secteur où le lien entre activité et emploi est le plus direct. La formule semble presque magique : relancer le secteur créerait de l'activité qui immédiatement créerait des emplois ! Et cela, les professionnels du secteur s'en disent persuadés. Et se disent aujourd'hui écoutés : "Le gouvernement veut secouer le cocotier". Ils en sont sûrs ! "Nos rapports sont presque quotidiens". Vendredi Manuel Valls et Sylvia Pinel recevront d'ailleurs les présidents des fédérations du secteur. Déjà, il y a quelques jours, Sylvia Pinel renforçait le prêt à taux zéro pour l'élargir aux classes moyennes et aux zones moins tendues, la ministre du Logement veut rebooster l'investissement locatif avec de nouvelles incitations fiscales et relancer la construction de logements intermédiaires pour ceux qui n'ont pas accès au parc social, mais pas non plus au parc privé trop cher. Autre mesure forte, baisser le coût de la construction en simplifiant les normes. Et pour cela, la loi Alur qui a bloqué le marché selon les professionnels pourrait être détricotée par ordonnance, pour aller vite. Le gouvernement veut accélérer, la profession en est certaine. Mais il faut insister sur le foncier qui permettrait là aussi d'accélérer en contournant les maires trop souvent réfractaires à libérer des terrains pour construire chez eux. A Bercy on rappelle que les mesures pour favoriser la demande sont déjà fortes : 45 milliards par an, c'est 2 fois plus que la moyenne européenne, il faut donc favoriser l'offre. Le gouvernement considère désormais que ce secteur est prioritaire pour relancer la croissance : son plan de relance déjà en préparation pourrait se chiffrer à plusieurs milliards peut-être 3 au total ! Mais attention, le volontarisme du Premier ministre a créé de très fortes attentes chez les professionnels du secteur qui reprennent confiance mais souhaitent désormais des objectifs chiffrés.

> Gérard mestrallet s'inquiète de l'exil des entreprises françaises . Dans un entretien aux Echos ce matin, le PDG de GDF Suez mais aussi président de Paris Europlace qui représente la place financière parisienne estime qu'il est "essentiel que les sièges sociaux, les états-majors des entreprises, les fonctions financières puissent rester à Paris". Selon Gérard Mestrallet, "il y a des signaux très préoccupants, il ne faut surtout pas sous-estimer le phénomène". Selon lui "le pire serait de nier la réalité", un message sans aucun doute adressé au gouvernement.> Le patrimoine de la France enrichi hier par les députés . Il y avait le vin puis les boissons spiritueuses et les bières de tradition locales et maintenant les cidres et les poirés... "une liste à la Prévert" selon un député qui met en garde, elle pourrait "dénaturer la gastronomie française".

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