Une chronique de Bruce de Galzain C'est mardi prochain que la fameuse prime Sarkozy pour les salariés sera examinée par les députés mais hier la commission des affaires sociales a proposé plusieurs amendements pour faire évoluer le texte... des députés courtisés par le patronat qui n'hésite pas non plus à faire jouer ses réseaux au plus haut sommet de l'Etat. Le patronat comme les syndicats ne voulaient pas de cette prime obligatoire qui devait d'abord concerner huit millions de salariés pour finalement n'en toucher que quatre c'est un quart des salariés, seulement 15% de la population active ! Pour les syndicats, cette prime va diviser les salariés qui réclament avant tout des augmentations de salaires visibles chaque mois en bas de leur feuille de paie. Mais côté patronat, les positions commencent à évoluer. Car à force de lobbying, les trois organisations patronales viennent d'obtenir le vote d'un amendement en commission très favorable aux entreprises de moins de 50 salariés qui n'ont pas l'obligation de verser la prime mais qui n'y sont pas non plus incités financièrement. Elles obtiennent finalement la possibilité de conclure un accord d'intéressement pour une durée d'un an, et non trois comme la loi l'exige aujourd'hui. C'est une double victoire puisque l'intéressement est exonéré de charges et en plus l'entreprise bénéficie d'un crédit d'impôt de 30% des sommes versées en intéressement. C'est énorme commentait même un chef d'entreprise qui attend maintenant l'arbitrage de Bercy sans doute inquiet pour les finances publiques ! Ce serait en tous cas une réelle incitation pour les PME à distribuer de l'intéressement qui ne les engage que sur un an. Quant aux grandes entreprises dont les dividendes sont en hausse sur les deux dernières années, elles seront obligées de verser une prime à tous leurs salariés - en moyenne 700 euros selon le gouvernement - mais voilà elle auront aussi les moyens d'y échapper en intégrant la prime dans leur politique salariale d'intéressement, de participation et d'abondement... sans forcément augmenter leur budget global ! Christine Lagarde termine sa campagne internationale pour prendre la tête du FMI. Après le Brésil, l'Egypte, l'Inde, la "toujours" ministre de l'économie est en Chine alors que les candidatures au FMI seront closes demain et qu'elle sera au Portugal. Christine Lagarde, grande favorite, dit avoir la conscience totalement tranquille même si la Cour de Justice de la République devrait se prononcer dans les jours qui viennent sur l'ouverture ou pas d'une enquête pour abus d'autorité dans sa gestion de l'affaire Tapie. De nouvelles aides pour la Grèce. Une 2ème enveloppe de 90 milliards d'euros est en discussion tout juste un an après le sauvetage du pays... et après une première enveloppe de 110 milliards d'euros. Les jeunes espagnoles de la Puerta del Sol vont quitter la place emblématique de Madrid ce week-end... presqu'un mois après avoir pris possession des lieux. Cette nuit, ils ont manifesté devant le parlement espagnol pour protester contre une réforme des négociations collectives qui donnerait davantage de flexibilité au patronat.

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