Marion L'Hour

Ça ressemble à une fable pour illustrer le régime des intermittents. Et leur nouvelle convention d'assurance chômage qui doit être signée d'ici la fin du mois.

Ça ressemble à une fable mais c'est une histoire vraie, l'histoire d'un couple directement concerné.

Lui, est musicien, compositeur, il joue dans plusieurs groupes, son activité principale depuis quelques années. Mais jamais il n'a pu bénéficier du régime des intermittents car pour ça il faudrait qu'il travaille 507 heures par an.

Il les fait officieusement. Pas officiellement. Impossible dit-il de trouver chaque mois cinq concerts déclarés.

Beaucoup de patrons de salle préfèrent payer au noir, en région parisienne surtout.

Pas assez de contrôle estime le musicien… "Je suis le cas typique pour qui ça ne marche pas vraiment". Le jeune homme espère arriver à l'intermittence cette année mais n'est pas prêt à manifester pour défendre le régime.

Son amie elle, travaille dans une boîte de production. Elle dirige les scénaristes pour une célèbre série télé. A plein temps, depuis plus de deux ans.

Elle fait ses 507 heures en trois mois seulement. La série dure depuis 9 saisons ! « Je pourrais tout aussi bien être en contrat à durée indéterminée », dit-elle.

Dans mon entreprise, même le standardiste est intermittent, raconte la jeune femme. Nos vacances, c'est Pôle emploi qui les paie.

Que va changer la réforme ? « Un délai allongé entre les fins de contrat et le début d'indemnisation, calcule la jeune femme, ça va compliquer les vacances ».

Mais pendant ce temps-là, beaucoup d'artistes ne bénéficient pas du régime, constate-t-elle. Bref, le discours "la culture est en danger si on réforme", ça ne me va pas.

Ce couple montre bien les failles du régime, concède le député Jean-Patrick Gille, socialiste nommé ce week-end pour apaiser le mouvement social.

Il le reconnaît, c'est un système imparfait, issu de bricolages successifs.

Alors que peut-il faire, lui ? Dans les 15 jours que dure sa mission ?

La priorité c'est protéger les plus précaires, proches du revenu de solidarité active, dit celui qui refuse le terme de médiateur. Aller vers une culture du travail déclaré.

Mais pas question de tout remettre à plat...

On risquerait de tout perdre affirme le député. Et de voir disparaître ce régime unique au monde.

Les ponts ne coûtent pas si cher à l'économie. C'est le calcul de l'Insee, dans un document de travail relayé par Le Figaro ce matin. Nous en sommes au 5ème jour férié, 5ème pont potentiel en deux mois.

Vous êtes seulement un sur cinq à vous rendre au bureau aujourd'hui. Courage si c'est votre cas ! Mais... Ces ponts qui s'enchaînent ne plombent pas l'économie.

Le manque à gagner pour la croissance serait de 0,01 point cette année.

Le Gouvernement sort ses ciseaux. Premières coupes budgétaires dans les ministères examinées mercredi. Un milliard 600 millions d'économies.

Toutes les enveloppes seront touchées disait hier le Journal du dimanche .

12 000 postes seraient supprimés chez les opérateurs de l'Etat, comme les musées ou Météo France.

Croustillant. Et puis un contrat croustillant pour le premier producteur de frites surgelées dans l'hexagone. Mc Cain devient fournisseur officiel du Tour de France.

Il vient de signer pour trois ans avec Amaury sport organisation.

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