Demain ne sera pas forcément une "bonne journée" pour lui. Une de plus, se dira-t-il peut-être, parce que depuis quelques temps, elles se multiplient. Et à chaque fois, c'est au gouvenement qu'il les doit. Il y a d'abord eu le gel du prix du gaz. Puis, l'annonce du prix de revente de l'électricité nucléaire d'EDF à ses concurrents: "je l'ai encore en travers de la gorge", dit-il. Lui, c'est Gérard Mestrallet, le patron de GDF Suez. Il recevait, il y a quelques jours, une poignée de journalistes. C'était 36ème étage de la tour de la Défense qu'occupe Suez, depuis sa fusion avec GDF. On y voit tout Paris, et même au-delà: c'est très joli. Gérard Mestrallet a fait un tour d'horizon des dossiers en cours avant de s'arrêter sur celui des gaz de schiste. C'est demain que les députés doivent examiner une proposition du groupe UMP qui vise à interdire la technique qui permet leur extraction. L'issue ne fait guère de doute: le gouvernement soutient, le PS acquièsse et Jean-Louis Borloo, qui pourtant en tant que ministre avait signé les autorisations de recherche, est pour leur retrait désormais! La proposition de Loi a, donc, toute les chances d'être adoptée. Le patron de GDF Suez s'en désole. "La France décide de tourner la page des gaz de schiste avant de l'avoir ouverte!" estime Gérard Mestrallet qui doit bien reconnaître l'opposition d'une partie de la population. "Gaz de schiste", c'est d'abord le nom qui n'est pas bon, dit-il: "gaz de roche" aurait été plus vendeur. "Moins anxiogène". Sur le fond, il n'en démord pas: il ne comprend pas pourquoi la France refuse de savoir si oui ou non, elle regorge de gaz de ce type. Leur potentiel est énome. Ils pourraient multiplier par 2 les réserves connues. Et maintenir les prix bas. Lui, le patron de GDF Suez avait un calendrier en tête: une première phase d'études de 2 ans, sans forer, qui permettrait de trouver la bonne technique d'extraction qui ne pollue pas ("pas comme les Américains", dit-il). Puis, des forages (pour évaluer le potentiel français). Enfin, une décision des pouvoirs publics: exploiter ou pas. Dit autrement, rien ne pressait: ni l'exploitation, ni l'interdiction. Et dit encore autrement: même interdits demain, on se dit que l'histoire de gaz de schiste (ou de roche) ne fait que commencer. Malgré la sécheresse, le prix du blé recule. Et c'est le cas également du maïs et du soja: tous en forte baisse, la semaine dernière, à Chicago, le marché qui fait référence au niveau mondial. Pour le seul blé, le recul est de plus de 5%, en quelques jours. Ca surprend parce qu'il y a des alertes météo sur la plupart des grandes zones de production. Aux Etats-Unis, ce sont les fortes pluies. En Europe, c'est l'inverse: un manque d'eau. Tout ça devrait logiquement conduire à une hausse des cours, mais peut-être en raison du retrait des Fonds d'investissements -parfois spéculatifs- sur l'ensemble des marchés des matières premières, c'est l'inverse qui se produit: les prix baissent. La grèce, encore. La zone euro est toujours au chevet de la Grèce. 1 an après le déblocage du plan de sauvetage du pays, de nouvelles mesures sont à l'étude. On parle d'une aide financière supplémentaire, qui pourrait atteindre 30 milliards d'euros.

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