C'était dimanche soir. A peu près une heure avant l'annonce officielle de la victoire de François Hollande. Bref, c'était pendant ces minutes surréalistes, où tout le monde connaissait le résultat, grâce à Twitter, internet, où simplement en regardant les sourires, rue de Solférino ou place de la Bastille mais où la télé, la radio, devaient faire semblant de pas savoir. Il n'était pas 20h donc, quand un "sms", envoyé par un responsable du Medef, alerte les journalistes économiques: "nous sommes dans les starting blocks" dit le message. Traduction: "le Medef est prêt à travailler avec le nouveau président". Le message sert aussi à rendre publiques les multiples rencontres, menées jusque-là en toute discrétion par Laurence Parisot, ces derniers jours. Rencontres avec les responsables de l'équipe Hollande. La liste est longue: Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Marisol Touraine, Michel Sapin, Jérôme Cahuzac, Alain Vidalies (je ne cite pas tout le monde). Pendant la campagne, François Hollande n'a pas souhaité rencontrer Laurence Parisot, qui selon lui, a trop marqué sa préférénce pour Nicolas Sarkozy, mais ses proches ne se sont pas gênés. Ca n'a évidemment rien de surprenant, ni de choquant: les "ministrables" avaient besoin de prendre contact. Tout comme l'organisation patronale, puisque les dossiers économiques et sociaux à traiter seront nombreux, dès le début du mandat de François Hollande, qui souhaite, par exemple, convoquer un Sommet social, en juillet. Mais, la patronne du Medef a aussi eu des entretiens avec les principaux leaders syndicaux, à l'exception de Bernard Thibault de la CGT. Là encore, il s'agit de préparer les semaines à venirs, syndicats et patronat étant toujours d'accord sur un point, face à un gouvernement qui s'installe: ne pas se laisser (trop?) dicter le calendrier. Côté syndicat, Jean-Claude Mailly, pour Force ouvrière, réclame, dans un clin d'oeil, au nouveau Président un "dialogue social... normal". Pour lui, ça veut dire: le respect des partenaires sociaux et une claire répartition des rôles: "un président qui préside et un gouvernement qui gouverne". Dans le même esprit, la CFDT salue la volonté exprimée par le candidat socialiste de faire du dialogue social une priorité. François Chérèque joint le geste à la parole: il réclame une renconte des partenaires sociaux avec le nouveau gouvernement, au plus vite. Avant même les Législatives.

Madrid. L'Espagne prépare un nouveau plan de sauvetage de ses banques. Madrid s'apprête à renflouer, en urgence, la 4ème banque du pays: Bankia, empêtrée dans la chute du marché immobilier. L'aide nécessaire pourrait "monter" jusqu'à 10 milliards d'euros que le gouvernement espagnol n'a pas. Il pourrait, du coup, demander l'aide du FESF, le fonds de secours européen.Athènes. Hier, c'est la situation politique en Grèce qui a plombé les marchés financiers. Trouver une majorité, issue des urnes dimanche, pour soutenir un nouveau gouvernement semble une "mission impossible", à Athènes. Ce blocage politique hypothèque le versement des aides européennes et internationales prévues, ce mois-ci et en juin.Florange. La réactivation des hauts-fourneaux de Florange: toujours pas à l'ordre du jour. ArcelorMittal, hier, a, une nouvelle fois, invoqué la faiblesse de la demande mondiale d'acier. Elle réétudiera la situation, cet été, dit-elle. Les syndicats de Florange craignent toujours une fermeture définitive du site.

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