Par Bruce de Galzain

Le retour de la rigueur en Slovénie

L'ancien élève modèle et ex-pays communiste présente un plan de réduction budgétaire aujourd'hui pour éviter d'être le 6éme pays malade de la zone euro... Un plan qui prévoit un impôt de crise sur les revenus et les retraites, une hausse de la TVA est également envisagée comme une baisse des salaires des fonctionnaires.

Ferrari fabrique moins pour gagner plus... la marque de voitures de luxe va réduire sa production de 4% pour préserver sa valeur, pour cultiver sa rareté !

L'Histoire du Jour : L'ADN a-t-il un prix ?

C'est la question à laquelle doit répondre le mois prochain la Cour suprême des Etats-Unis. Une société de biotechnologie américaine Myriad Genetics Incorporation prétend détenir les droits sur tous les tests visant à isoler 2 gènes liés au cancer de l'ovaire et du sein. Une cour d'appel l'a en effet autorisé en aout dernier à détenir ces brevets. Mais voilà, une partie du monde médical, des associations de recherche moléculaire et des patientes n'ont pas accepté cette décision et décidé de porter l'affaire devant la plus haute Cour américaine. Et cette semaine c'est un Prix Nobel d'Economie Jospeh Stiglitz qui vient éclairer ce débat. Pour lui pas de doute il se résume ainsi : c'est la vie contre le profit... Les gènes, nos gènes, s'interroge-t-il, peuvent-ils être brevetés ? pour Myriad Genetics qui a déposé 9 brevets, les gènes sont des constructions humaines et pas des organes, qui eux ne peuvent être brevetés. La société de biotechnologie estime avoir des droits sur ces gènes puisque c'est elle qui a isolé dans les années 90 deux gènes dont les mutations héréditaires accroissent le risque de développement des cancers de l'ovaire et du sein. Oui sauf que Joseph Stiglitz rappelle que Myriad n'a pas inventé la technologie utilisée pour analyser les gènes et que toute recherche est basée sur des recherches antérieures. Avec un système de brevet mal conçu comme aux Etats-Unis écrit Joseph Stiglitz on peut freiner la poursuite des recherches. Et c'est ce que reprochent les plaignants dans cette affaire, ce que reproche aussi le Prix Nobel d'Economie pour qui Myriad a empêché de sauver des vies uniquement par son impitoyable recherche du profit ! Car l'Université Yale était disposé à proposer un test à un prix bien inferieur, un test plus abordable qui aurait pu sauver des vies... Mais avec cet exemple Joseph Stiglitz veut aller plus loin. Il dénonce les Etats-Unis et les pays avancés qui prônent le renforcement des régimes de la propriété intellectuelle (comme pour les brevets) partout dans le monde. Un accord de propriété intellectuelle est en effet discuté à l'OMC l'Organisation Mondiale du Commerce, il prévoit de rendre plus flexible les droits de propriété intellectuelle pour les 48 pays les moins développés dont le revenu annuel est inférieur à 800 dollars... Mais selon Joseph Stiglitz, Etats-Unis et Europe semblent hésitants à rendre obligatoire cet accord. Le Prix Nobel conclut sa tribune en s'éloignant du débat scientifique et technique, il appelle à plus de sensibilité et d'humanité.

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