L'éco du jour par Bruce de Galzain. ____ L'Etat donne, pour tenter de régler les conflits qui secouent les départements d'Outre-Mer. L'Elysée a déjà décidé de débloquer une enveloppe de 580 millions d'euros. Demain, les sénateurs entameront l'examen du projet de loi de développement économique de l'Outre-mer. L'Etat donne donc mais pour quoi faire ? D'abord pour soutenir le marché de l'emploi - de nombreuses subventions sont accordées aux entreprises. Et pourtant, Réunion, Guyanne, Guadeloupe et Martinique connaissent des taux de chômage de plus de 20%, 25% pour la Réunion. L'Etat donne aussi pour compenser la vie chère dans ces départements ; les fonctionnaires profitent d'une majoration de 40% de leur traitement mais ils représentent 37% des emplois en Martinique, autant en Guyanne et à la Réunion et 28% en Guadeloupe. Conséquence, ces primes de l'Etat contribuent, en quelque sorte, à augmenter le coût de la vie. L'Etat donnerait-il mal ? Il donne en tous cas sans contrôle. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, n'a jamais fait d'étude approfondie sur la formation des prix ! Et pourtant, c'est de là que sont nés les conflits ; du manque de concurrence dans le secteur public - il détient un monopole sur les ports, les aéroports dont les taxes sont particulièrement élevées ; du manque de concurrence également dans le secteur privé où une poignée de familles riches (békés, métro, métisses ou asiatiques) détient un monopole sur l'alimentation notamment ! Résultat : ni les fonctionnaires, ni les métropolitains ne souffrent de la vie chère, ce sont les populations locales qui sont en première ligne. Et même si les plus bas salaires peuvent être augmentés de 200 euros, le patronnat met en garde, en Guadeloupe et en Martinique, 1 entreprise sur 5 pourrait déposer le bilan. Entre crise internationale et crises locales, les DOM ne peuvent entrevoir qu'une issue, celle que donne encore l'Etat : les futurs états généraux de l'Outre-mer, dès le mois prochain ! Un nouveau plus bas historique ce matin à la bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a terminé la séance en chute d'1,21% à 7.086 points. C'est son son plus bas niveau de clôture en plus de 26 ans ! La TVA dans la restauration sera au menu des discussions des 27 ministres des finances. Ils se réunissent demain à Bruxelles et pourraient bien décider de réduire son taux ; actuellement à 19,6%, les professionnels français réclament depuis des années une TVA à 5,5%. Un juste équilible pourrait être trouvé et appliqué dés le 1er janvier prochain mais des contreparties seront demandées aux restaurateurs. BNP-Paribas gagne son offensive. La banque française va racheter 75% de Fortis Banque et ainsi devenir non plus un géant français mais européen. Les actionnaires de Fortis se prononceront dans un mois mais le directeur général de BNP-Paribas se dit confiant. Cette opération lui coûtera 10 milliards et demi d'euros - c'est 4 milliards de moins que prévu ! Il y a de moins en moins de Rmistes. Ils ont reculé de 3% l'an dernier, mais après un recul de 8% en 2007. La nouvelle n'est donc pas si bonne d'autant plus qu'au dernier trimestre 2008, la baisse n'était plus que de 0.5% ! 1 million 120 mille personnes touchent le RMI aujourd'hui.

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