Pas de surprise, hier. Total a confirmé la fermeture prochaine de sa raffinerie des Flandres, à Dunkerque. C'était lors d'un Comité Central d'Entreprise, à Paris. On commence à connaître les arguments: le groupe pétrolier justifie sa décision par la baisse de la consommation d'essence, en Europe et aux Etats-Unis, où il exporte une partie de sa production. Total propose une reconversion du site dunkerquois et s'engage à ne licencier personne mais, pour les salariés, ce n'est évidemment pas suffisant. Surtout, pour les syndicats, cette fermeture n'est tout simplement, pas justifiée: la baisse de la consommation d'essence n'est pas en cause, Total, simplement, organiserait la délocalisation, hors de France, de ses activités de raffinage! Les syndicats, au cours du CCE d'hier, ont commandé, du coup, une expertise sur l'évolution du raffinage en France. Ca permet de gagner du temps, face au Plan social annoncé... mais, pour tout de suite, que faire? C'est la question qui prévaut, maintenant, au sein des organisations syndicales, où les réunions et les Assemblée générales vont se multiplier dans les prochaines heures: faut-il relancer, comme il y a une dizaine de jours, une grève générale dans tout le pays, avec blocage des raffineries et, menace de pénurie aux pompes à essence, pour faire plier la direction de Total? Après tout, le premier tour des Régionales n'est pas encore passé: la période reste "porteuse", politiquement parlant, mais les salariés des autres raffineries Total du pays sont-ils prêts à une grande grève de solidarité avec Dunkerque? Rien n'est moins sûr. La grève de février (on s'en souvient) a été levée grâce à la promesse, faite par Total, de ne fermer ni vendre aucune raffinerie, à part Dunkerque, au cours des 5 prochaines année. C'est une promesse forte... inédite de la part d'un groupe de cette taille (tout le monde en convient)... mais aussi une formidable manoeuvre pour désamorcer un futur mouvement de grande ampleur... à l'échelle nationale. La direction de Total a joué également (avec cette promesse) avec les divisions syndicales: Dunkerque est "tenue" par le syndicat "Sud" quand toutes les autres raffineries françaises du groupe sont "CGT". Et des rancoeurs fortes existent. La solidarité dans la grève pourrait, donc, ne pas être... totale! On verra bien. Anne Lauvergeon serait bientôt mise à la porte! La patronne d'Areva n'aura, finalement, été épargnée qu'hier -journée de la femme-... depuis plusieurs jours, la rumeur de son limogeage a été relayée par plusieurs journaux, aujourd'hui, c'est au site Médiapart d'annoncer son départ. Uu départ qui serait "imminent". Médiapart affirme que Nicolas Sarkozy vient de trancher, et que la nouvelle pourrait être officialisée, "avant la fin de cette semaine". On sait les désaccords nombreux entre Anne Lauvergeon et l'Elysée... mésentente renforcée depuis l'échec d'Abou Dhabi. Hier soir, réagissant une nouvelle fois à ces rumeurs d'éviction, la patronne d'Areva affirmait s'inscrire "dans une logique de long terme". Récemment, elle avait encore qualifié ces rumeurs "d'armes utilisés par les lâches". Vers un FME? La crise dans la zone euro: l'idée de créer un Fonds Monétaire Européen, pour venir en aide aux pays en difficulté budgétaire, fait son chemin. L'Allemagne soutient le projet. Il sera discuté aujourd'hui, au sein de la Commission de Bruxelles. Allo... la Poste? La Poste serait bientôt opérateur de téléphonie mobile! Information des Echos, ce matin. Le projet, qui vise à diversifier les sources de revenu de l'entreprise, devrait être soumis au prochain Conseil d'administration de la Poste.

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